Au Ghana, la société civile ne décolère pas. Depuis jeudi 4 juillet, les réseaux sociaux du pays ne parlent que du projet d’agrandissement du Parlement ghanéen. Un projet colossal, dont le prix fait polémique.

200 millions de dollars, c’est la somme qu’a empruntée le Ghana à l’Inde pour financer le nouveau Parlement, trop petit selon le gouvernement pour accueillir les nouveaux députés. En effet, la Constitution ghanéenne prévoit une augmentation tous les 10 ans du nombre de circonscriptions et donc de députés pour s’adapter aux évolutions démographiques du pays.

Le Parlement passera de 275 à 450 députés, ce qui justifierait ces travaux d’aménagement, qui verraient une chapelle, une mosquée, un restaurant et même un musée intégrer le bâtiment de la chambre.

Seulement le projet ne passe pas. Pour de nombreux internautes, la priorité n’est pas un aménagement du Parlement, mais une rénovation des infrastructures du pays. Selon la réalisatrice ghanéo-américaine Leila Djansi, figure du mouvement de contestation, ce projet est « complètement inutile, les hôpitaux manquent de tout, il y a beaucoup d’écoles délabrées à travers le pays. »

Vendredi, plusieurs activistes mécontents de l’affaire venaient crier leur colère en plein Parlement avec un slogan : « Drop the Chamber », « Laissez tomber la chambre » en français, devenu depuis un symbole de ralliement sur les réseaux sociaux. Et la colère devrait continuer, une manifestation massive est promise samedi prochain à Accra.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here