La police kényane a lancé des gaz lacrymogènes sur des dizaines de manifestants à Nairobi jeudi. Ces derniers réclamaient la fermeture du plus grand producteur national d‘électricité.

Les manifestants accusent la Kenya Power and Lighting Company (KPLC) de corruption et de surfacturation de ses clients, mais aussi d’escroquerie du gouvernement kényan.

Nous n’avons enfreint aucune loi et il est totalement illégal que la police tente de mettre fin à notre marche pacifique.

“Je pense que la police utilise une force excessive contre un groupe pacifique de manifestants. C’est notre droit de nous réunir, c’est notre droit de manifester pacifiquement. Nous n’avons enfreint aucune loi et il est totalement illégal que la police tente de stopper cette marche pacifique”, déplore Jerotich Seii, un activiste.

Le militant a par ailleurs adressé un message fort aux milieux corrompus au Kenya. “Nous avons un grave problème de responsabilité et les cartels sont protégés, les voleurs sont protégés et nous devons y mettre un terme”, a-t-il tancé.

Les manifestants ont également accusé la police d’avoir eu recours à la force excessive à leur encontre. Un homme a été arrêté par des policiers en civil et installé à l’arrière d’une voiture.

Selon l’Associated Press, un journaliste a également été blessé après avoir été frappé par une cartouche de gaz lacrymogène.

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