L’équilibre des forces au sein du futur gouvernement de coalition en RDC se précise. Ce mardi 30 juillet, RFI a pu obtenir des précisions, notamment sur la répartition des postes régaliens.

Si les noms des futurs ministres demeurent inconnus, le détail du partage des postes entre de l’actuel et de l’ancien président a bien été acté, signé par les deux parties et transmis au Premier ministre, selon des négociateurs des deux camps.

Dans la nuit de lundi à mardi, les principaux négociateurs de la coalition au pouvoir FCC-Cach avaient dévoilé au cours d’une conférence de presse les grandes lignes de leur accord, confirmant pour l’essentiel des informations déjà connues : sur les 65 postes ministériels (48 ministres et 17 vice-ministres), 42 ont été attribués au Front commun pour le Congo (FCC), la coalition du président Kabila, et 23 au Cap pour le changement (Cach), celle du président Tshisekedi. Mais RFI a obtenu des précisions.

Les deux coalitions ont finalement décidé, après des mois de tractations, de se partager les postes dits « régaliens » et parmi les plus convoités.

Les Affaires étrangères et l’Intérieur tombent dans l’escarcelle de la coalition Cach de Félix Tshisekedi, mais le chef de l’État n’a obtenu ni la Défense ni la Justice qui restent aux mains du FCC de Joseph Kabila. Dans un entretien accordé à RFI fin juin, le président Tshisekedi avait tout de même demandé « un droit de regard » sur ces ministères régaliens, et donc sur le nom de celui ou celle qui pourra les occuper.

Dans le secteur économique, tout aussi convoité, Cach obtient finalement, selon nos sources, les ministères du Budget et de l’Économie, tandis que le FCC conserve la main sur les très stratégiques ministères des Mines et des Finances, un portefeuille que le président Tshiskedi a tenté jusqu’au bout de conserver. Le FCC de Joseph Kabila obtient donc au total 31 des 48 postes de ministres titulaires (sans compter les postes de vice-ministre), contre 17 pour le camp du nouveau président, soit environ 35 %.

Si des noms circulent pour ces postes, rien ne serait encore acté. Il fallait d’abord s’accorder sur l’ossature, explique une source au sein du Cach. Sans oublier que c’est au Premier ministre que revient la tâche de former le gouvernement. « Il ne fallait pas que les négociateurs le dépouillent de cette prérogative », explique une cadre du FCC.

Sur la base de l’accord en partie dévoilé hier, chaque partie doit désormais soumettre au Premier ministre sa liste de noms. « Le plus dur est fait, maintenant cela ira vite », assure une source au sein Cach. D’autres au contraire redoutent que l’opération ne soit pas si simple, dans la mesure où les candidats se comptent « par centaines ».

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