En Centrafrique, la ville de Bambari, en zone UPC, a longtemps été le lieu de tensions. À tel point que l’année dernière, la Journée mondiale de l’alimentation, prévue à Bambari, qui devait faire l’objet d’une grande fête avec le déplacement des autorités, a dû être annulée. Près de 110 000 personnes sont déplacées dans la région. Malgré les nombreux défis toujours présents, aujourd’hui la vie reprend ses droits.

Quelques couples et des groupes de jeunes sont assis devant des bières et des boissons sucrées à la terrasse de ce quartier de Setero de Bambari. Il fait déjà nuit, mais Ezebe, assistant de santé, et ses amis profitent du moment.

« Aujourd’hui, vraiment la vie est déjà revenue un peu. La situation est calme. Je dis un peu parce que dans d’autres zones il n’y a pas de circulation et il y a toujours les tensions ou les braquages. Mais ici dans nos quartiers, comme il y a des FACA qui sont ici constamment donc ici c’est tranquille. Dans d’autres zones, les gens ne sont pas bien. »

Plus de violences depuis janvier

Bambari a connu de graves épisodes de violences. Les derniers datent du mois de janvier. Depuis, un calme relatif est revenu et le serveur de ce bar a vu la différence : « Lorsque la Seleka était là, tu ne voyais personne au bar. Mais maintenant, il y a pas mal de clients. Depuis qu’il y a les patrouilles des FACA et des Népalais, la situation est meilleure. Les gens ont commencé à marcher jusqu’à Bornou, et jusqu’à la gare. Auparavant, on ne pouvait même pas aller jusqu’au rond-point. »

Le quotidien peu à peu se normalise à Bambari. Mais la sécurité est encore précaire dans certains quartiers et les déplacés ont encore des difficultés à circuler dans certaines zones de la ville.

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