Des jours, des semaines sans manger… Des conditions de détention que n’arrivaient plus à surmonter les quelque 450 migrants qui manquent à l’appel au centre de détention d’Abou Salim, en Libye. Dans la soirée de mardi, ils ont pris la clé des champs et ont veillé toute la nuit devant une agence locale du HCR, l’agence onusienne pour les réfugiés, afin d’appeler à l’aide.

Selon des migrants qui se sont confiés à l’Associated Press, certains des détenus ont été forcés de demander de l’argent à leurs familles pour soudoyer la police afin que celle-ci leur ramène de l’argent. Quant aux malchanceux qui n’en ont pas eu l’occasion, ils ont dû coopérer avec la faim.

Toujours selon ces témoins, l’agence onusienne a conseillé aux migrants qui ont fui leur centre de le regagner, ou de rejoindre un autre centre, faute d’espace disponible sur son site. Le HCR a toutefois promis que ses fonctionnaires, dépêchés dans le camp, feraient le maximum pour trouver une solution.

Depuis plusieurs années, les rapports ne cessent de dénoncer les conditions de vie exécrables dans les centres de détention en Libye, devenue un véritable carrefour de l’immigration clandestine vers l’Europe. Une situation exacerbée par la résurgence, en avril dernier, des combats dans les encablures de la capitale Tripoli, entre les forces du gouvernement d’union nationale – internationalement reconnu – et celles du maréchal Haftar, qui contrôle l’Est du pays.

Face à ce tableau sombre des conditions de vie des migrants, la politique de l’Europe consistant à soutenir les garde-côtes libyens dans l’interception de personnes fuyant la Libye vers l’Europe fait l’objet de critiques croissantes.

Avec africanews

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