A la Une : le Premier ministre bissau-guinéen Faustino Imbali démissionne, le comité des droits de l’homme de l’ONU écharpe le Sénégal, le chef djihadiste malien Amadou Koufa placé sur la liste terroriste américaine, fermeture de l’université après des manifestations en eSwatini, l’opposition guinéenne continue toujours ses manifestations contre le troisième mandat d’Alpha Kondé.

1. Nommé à ce poste le 29 octobre, Faustino Imbali le désormais ex-Premier ministre de la Guinée-Bissau a déposé sa lettre de démission au palais présidentiel, affirme son porte-parole. Selon ce proche, il ne voudrait « pas être responsable d’un conflit armé dans son pays ». La Cédéao avait lancé mercredi un ultimatum à son gouvernement : la démission ou des sanctions. Faustino Imbali affirme également qu’il a été « empêché de travailler ». Il accuse notamment l’ECOMIB, la force armée de l’organisation ouest-africaine, chargée de protéger les bâtiments officiels, notamment les ministères. Pour l’ancien Premier ministre démissionnaire, l’ECOMIB est devenue une « force d’occupation ».

2. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a rendu ce jeudi 7 novembre ses observations, très critiques, sur la situation au Sénégal. Il est notamment question de la gestion des dossiers Karim Wade et Khalifa Sall, tous deux empêchés par le Conseil constitutionnel de se présenter à la présidentielle de février dernier au motif de leurs condamnations judiciaires. Six point positifs pour 22 sujets de préoccupation. C’est un réel désaveu pour le Sénégal, qui concerne surtout le rejet des candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade à la présidentielle. Évoquant « les deux principaux opposants politiques », le comité onusien s’est dit « préoccupé par le fait que les personnes privées de liberté au dans ce pays ne peuvent pas exercer leur droit de vote, ni être éligibles ». Il estime également que l’Etat sénégalais a violé les droits de Karim Wade de voir sa condamnation à six ans de prison, en 2015, réexaminé par une juridiction supérieure.

3. Les Etats-Unis ont placé jeudi sur leur liste terroriste Amadou Koufa, le chef d’un groupe jihadiste malien affilié à Al-Qaïda accusé d’avoir mené de multiples attaques dans le centre du pays. Amadou Koufa, un prédicateur membre de la communauté peule, est le chef de la “katiba Macina”, active dans la région au nom du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel. Issu d’une famille pauvre de la région de Mopti, Amadou Koufa recrute en priorité au sein des Peuls, dont il se pose en défenseur. Depuis 2015, les affrontements se sont multipliés entre cette communauté d‘éleveurs nomades et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs “groupes d’autodéfense”.

4. L’université de l’eSwatini a été fermée jeudi pour une période indéterminée à la suite de manifestations d‘étudiants qui demandaient le versement d’allocations, ont annoncé le Syndicat national des étudiants (SNUS) et le porte-parole du gouvernement de ce petit royaume d’Afrique australe. “Au moment où je vous parle, la police expulse des étudiants du campus”, a déclaré à l’AFP le président du SNUS, Mlamuli Gumedze. Le porte-parole du gouvernement, Percy Simelane, a confirmé que “l’université était fermée”. La fermeture temporaire de l‘établissement intervient après plusieurs jours de manifestations dans plusieurs institutions universitaires du pays, dont celle de l’eSwatini.

5. Les Guinéens ont manifesté en masse jeudi dans la capitale, Conakry, contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, nouvelle expression d’une contestation qui ne faiblit pas, malgré les morts et la crainte d’une escalade. «Nous avons réussi à mobiliser aujourd’hui un million et demi de Guinéens rien qu’à Conakry», a déclaré Fode Oussou Fofana, un des chefs de l’opposition, au milieu de la foule qui s’étirait sur plusieurs kilomètres sur l’autoroute Fidel Castro. De son côté, dans un communiqué, le gouvernement s’est « félicité du professionnalisme des agents des forces de l’ordre déployés tout au long du parcours », sans donner cette fois aucun chiffre sur la mobilisation. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans les villes de Mamou et Boké, dans l’intérieur du pays.

Bonne lecture 

Fallou Fall pour https://vonews.net/

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here