Le ministre de l’Intérieur français a annoncé que son droit au séjour serait réexaminé, compte tenu de « sa situation familiale particulière ».

Le 12 novembre, à 10H10, la petite fille et son père s’étant réfugies en Europe pour qu’elle échappe à une excision, devaient être expulsés vers Venise, conformément au « règlement de Dublin » qui confie l’étude de la demande d’asile au pays d’entrée en Europe, soit l’Italie pour cette famille.

Mais fort d’une grande mobilisation en faveur de leur maintien en France, la candidature à la résidence de la petite fille ivoirienne de 10 ans scolarisée en Seine-et-Marne, et celle de son père sera « réexaminée compte tenu de leur situation familiale particulière » a déclaré Christophe Castaner le 9 novembre.

Toutefois, Raphael Glucksmann, qui a initié la vaste pétition ayant réuni plus de 100 000 signatures pour empêcher leur expulsion, en appelle à la vigilance. « La question n’est pas résolue (…) nous ne savons pas s’ils leur donneront un permis de séjour ou non. »

Il y a quelques mois, les parents de la petite Samira fuient la Côte d’Ivoire et entament la traversée de la Méditerranée pour que leur enfant échappe à une excision. Sa mère décédera pendant la traversée. Son père et elle seront sauvés lors d’une opération de sauvetage de migrants. Ils arrivent en France en janvier 2019 par Italie. Et aujourd’hui, conformément au règlement de Dublin, sont sous le coup d’une procédure d’expulsion vers ce pays, qui a accepté d’étudier leur dossier de demande d’asile.

Au nombre des plus de 100 000 signataires de la pétition, près de 200 personnalités, dont le président Emmanuel Macron, la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ex ministre socialiste de la Justice, Christiane Taubira, l’acteur Omar Sy ou le joueur du PSG, Marco Verratti.Selon Pierre Natnaël Bussière, collaborateur parlementaire de Raphaël Glucksmann, qui accompagne depuis plusieurs mois Samira et son père, « le cas de Samira n’est pas isolé. Il n’y a pas de chiffres disponibles, mais au moins un millier d’enfants sont dans cette situation en France ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here