Adulée par la jeunesse africaine et redoutée par les racistes, Fatou Diome s’impose indéniablement comme l’une des plus grands défenseurs du peuple africain dans le monde contemporain. Ses prestations dans les chaînes de télévisions françaises font trembler la bande à Marine Le Pen et remplissent de joie les cœurs de beaucoup de femmes et d’hommes d’Afrique. Fatou Diome est une écrivaine sénégalaise.

Née en 1968 à Niodior au Sénégal, elle s’est installée en France depuis vingt-cinq ans. Fatou Diome observe et critique sa société d’origine et son pays d’accueil. En vingt ans de carrière, elle a publié une dizaine de romans, de nouvelles et un essai remarqué en 2017, Marianne porte plainte ! (Flammarion), véritable pamphlet contre les discours identitaires, racistes, sexistes et islamophobes.

Elle aussi l’auteure des best-sellers comme : « Le Ventre de l’Atlantique » ou « Les Veilleurs de Sangomar ». A treize ans, elle quitte son village pour aller poursuivre ses études dans d’autres villes du Sénégal tout en finançant cette vie nomade par de petits boulots : elle va au lycée de M’bour, travaille comme bonne en Gambie et finit par entamer des études universitaires à Dakar. A ce moment, elle songe à devenir professeur de français, loin de l’idée de quitter son pays natal.

Mais à 22 ans, elle tombe amoureuse d’un Français, se marie et décide de le suivre en France. Rejetée par la famille de son époux, elle divorce deux ans plus tard et se retrouve en grande difficulté, abandonnée à sa condition d’immigrée sur le territoire français. Pour pouvoir subsister et financer ses études, elle doit faire des ménages pendant six ans, y compris lorsqu’elle peut exercer la fonction de chargée de cours au cours de son DEA, fonction qui lui apporte un revenu insuffisant pour vivre.

« Ecrire était une nécessité. Il me fallait comprendre pourquoi, par exemple, telle tante me câlinait devant mes grands-parents puis me traitait de ‘’bâtarde’’ en leur absence. L’écriture s’est imposée à l’âge de 13 ans, lorsque j’ai quitté le village pour poursuivre mes études en ville. Pour combler ma solitude, je noircissais des cahiers. Une fois, j’ai même réécrit Une si longue lettre de Mariama Bâ [auteure sénégalaise, 1929-1981]. Dans ma version vitaminée, les femmes n’étaient plus victimes de leur sort, mais bien plus combatives. J’aime celles qui dansent avec leur destin, sans renoncer à lui imposer leur tempo », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au site lemonde.fr.

Née hors mariage, élevée par sa grand-mère, Fatou a vécu un enfer durant son enfance. « Je suis née hors mariage d’un amour d’adolescents. A cette époque, j’étais la seule de l’île à porter ce nom car mon père est d’un autre village. Enfant, je ne comprenais pas pourquoi la simple prononciation de mon nom suscitait le mépris. J’ai compris plus tard que ce sentiment de gêne diffuse que je ressentais autour de moi venait du fait que j’étais supposée être « ‘’l’enfant du péché’’ ».

Fallou Fall pour vonews.net

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here