Le procès d’un vaste réseau de proxénétisme d’origine nigériane s’est tenu vendredi à Lyon (France). Les 24 membres de cette organisation criminelle ont été jugés pour avoir poussé des jeunes filles Nigérianes à se prostituer dans la ville ainsi qu’à Nîmes et Montpellier entre 2016 et 2017. Ils ont été condamnés à des sentences allant jusqu’à sept ans de prison. Parmi eux, dix femmes et treize hommes sont d’origine nigériane et un d’entre eux est un Français.

Jessica Edosomwan, qui est à ce jour la femme la plus recherchée de France et toujours en cavale, a écopé d’une condamnation par défaut à sept ans de prison pour les crimes de proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains et blanchiment. Les têtes du réseau que sont le pasteur Stanley Omoregie et Junior Franck, ont eux aussi écopé de la même sanction. Helene Okpoto, considéré comme l’un des maillons forts de ce réseau, a quant à elle reçu six ans d’emprisonnement.

Sept autres prévenus ont été condamnés à trois années de réclusion, cinq ont écopés de quatre ans de prison, deux ont été condamnés à deux ans et les deux derniers ont reçu des peines plus légères. Toutes les personnes ayant été condamnées à des peines lourdes se sont vu interdire définitivement le territoire français ainsi que l’interdiction de détention et de port d’arme pendant cinq ans.

Des sanctions qui auraient pu être plus lourdes, car les réquisitions étaient de dix ans d’emprisonnement pour Stanley Omoregie et Helen Okpoto. « Le bilan de ces condamnations est cohérent et plus mesuré que les réquisitions. Elles restent élevées et c’est presqu’une première à Lyon dans ce genre d’affaire », a déclaré Me Thibaud Claus, avocat d’un des prévenus.

Il y a de cela deux ans, selon Me Thibaud, les peines maximales avaient été de quatre ans d’emprisonnement dans une affaire similaire de réseau de prostitution. « S’il n’y a pas de politique publique forte en matière de prostitution, avec des moyens, de tels procès ne serviront à rien », a ajouté Me Thibaud.

Pour Me Sébastien Sertelon, avocat d’un autre prévenu, « on assiste à un changement de jurisprudence pour tenter de mettre fin à ce genre de réseaux de prostitution ». L’Amicale du Nid, une association qui accompagne les personnes en situation de danger dit regretter que les victimes n’aient pas été mieux prises en compte, car leurs auditions à huit clos n’a pas été possible.

Avec negronews

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here