»À un an de la présidentielle, les principaux leaders de l’opposition centrafricaine ont mis sur les rails une nouvelle coalition. Initiée par Anicet-Georges Dologuélé, cette plateforme politique rassemble notamment Nicolas Tiangaye et Abdou Karim Meckassoua. Mais il n’est, pour l’instant, pas question d’une candidature unique », renseigne jeuneafrique.
Le site d’information poursuit : »L’ex-Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, s’est entouré de quelques-uns des principaux leaders de l’opposition : la plateforme revendique pas moins de 18 partis politiques membres. »

Une première rencontre, dans ce sens, a réuni tous les ténors des partis politiques ce mercredi 27 novembre 2019 au siège de l’URCA à Bangui.

Cette nouvelle plateforme d’opposition a pour objectif d’organiser « une coalition de l’opposition démocratique », une structure pour parler d’une seule voix. Elle regroupe une quinzaine de partis politiques dont les principaux leaders d’oppositions.

Anicet Georges Dologuélé, Bertin Béa, Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Nguendet, Désiré Kolingba… Ils ont décidé de se regrouper dans une plateforme purement politique à la différence de celle d’E Zingo Biani qui accueille aussi des organisations de la société civile.

Plusieurs thématiques réunissent ces leaders d’opposition : la dénonciation de l’accord de Khartoum et des violences qui se poursuivent sur le territoire ou encore leur désaccord quant à la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral qu’ils qualifient de « machine de fraude ».

« Tout reste à définir », tempèrent certains. Et déjà des divergences pourraient diviser cette nouvelle union. En toile de fond, les élections générales de l’année prochaine.

Certains de ces leaders défendent l’idée d’une nouvelle transition estimant que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour l’organisation du scrutin. D’autres veulent l’organisation d’élections crédibles dans les temps. Ce que défend le gouvernement, soutenu par la Minusca, qui souhaite coûte que coûte le respect du calendrier électoral.

A un an des échéances électorales, un comité stratégique d’appui au processus électoral a été créé par le gouvernement et cela malgré l’existence de l’Autorité nationale des élections (ANE).
Mais, les partis politiques et organisations de la société civile dénoncent le caractère illégal de ce comité. Selon eux, ni la Constitution, ni le code électoral n’a prévu la mise en place d’une telle structure parallèle à l’ANE, l’Autorité nationale des élections. L’opposition démocratique y voit déjà des risques de fraudes.
Le premier tour des élections présidentielle et législatives en Centrafrique est prévu en décembre 2020.

Thomas Gomis pour vonews.net

 

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