La décision de déployer la police fédérale a été prise par le ministère des Sciences et de l’Éducation supérieure pour ramener le calme et la sérénité dans les universités. Depuis début novembre, sept étudiants ont été tués et des dizaines blessés dans des heurts à caractère ethnique.

Les heurts ont débuté dans la région Amhara avant de se propager à la région Oromiyaa. Un cycle de représailles s’est enclenché et selon de nombreux témoins, la police locale s’est révélée incapable de protéger les étudiants.

Cette inefficacité justifie l’intervention de la police fédérale selon le porte-parole du ministère. D’autant que d’après Dechassa Gurmu, cinq agents de sécurité des campus ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir participé aux violences.

Le 9 novembre dernier, une bagarre a éclaté sur le campus de Woldiya, en région Amhara. Apparemment pour une histoire de match de football à la télévision. Deux étudiants oromos ont été tués.

Dans les jours suivant, des non-oromos ont été visés dans différentes universités d’Oromiyaa. Les médias locaux rapportent que des élèves se cachent dans des églises ou enfermés dans des salles de classes.

L’enseignement supérieur éthiopien est en forte croissance. De deux établissements dans les années 1990, il est passé à 45 aujourd’hui. Les étudiants sont souvent affectés dans une autre région que la leur. Dans certaines universités les dortoirs sont ségrégés.

Le ministère annonce que des mesures de sécurisation commencent à être mises en place, comme des caméras de surveillance. Les autorités accusent par ailleurs des acteurs extérieurs de manipuler des étudiants pour déstabiliser le gouvernement fédéral.

rfi

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