En 2004, la militante écologiste kenyane Wangari Maathai, âgée de 64 ans, devient la première femme africaine à remporter le prix Nobel de la paix. Elle a été choisie pour son approche holistique du développement durable et sa contribution à la démocratie et à la paix.

Née à Ihithe au Kenya en 1940 et décédée le 25 septembre 2011 à Nairobi, elle est la première femme d’Afrique de l’Est à obtenir un doctorat. Professeure d’université et militante écologiste et des droits humains, elle a fondé le Mouvement de la ceinture verte, une organisation non gouvernementale qui encourageait les femmes à planter des arbres pour lutter contre la déforestation et la dégradation de l’environnement. A ce jour, on estime à plus de 50 millions le nombre d’arbres plantés grâce à ce mouvement.

W. Maathai appartient à la génération qui a lutté pour l’indépendance. Issue d’un milieu modeste, elle est née dans le nord du territoire gikuyu qui a vécu la crise mau-mau de plein fouet. Au cours de cette guerre qui oppose les Gikuyu aux Britanniques mais également les Gikuyu entre eux, W. Maathai est encore une jeune adolescente. Cependant, ce conflit, qui est aussi une lutte des classes sanglante, a marqué durablement sa conception même de la politique, et depuis, elle estime être une héritière des forêts mau-mau dont elle s’attache à perpétuer et surtout à moderniser le message.

Outre le prix Nobel, elle a reçu des dizaines de prix tels que le Prix Nobel alternatif (Right Livelihood Award) (1984), le Prix du leadership africain pour la fin durable de la faim (The Hunger Project) (1991), le Prix Goldman pour l’environnement (1991), le Prix Sophie (2004), la Légion d’honneur de la France (2006) et le Grand Cordon de l’Ordre du Soleil Levant du Japon (2009).

Elle a également reçu de nombreux honneurs, titres et doctorats honorifiques notamment d’universités japonaises et américaines. Depuis 2012, un prix porte son nom, le Wangari Maathai Award. Ce prix a été lancé par le consortium international Collaborative Partnership on Forests. Elle a également obtenu d’autres doctorats honorifiques, tels que celui de la Syracuse University de New York en 2013. L’Université de Pittsburgh lui a rendu hommage en 2013 en créant un monument vivant (arbres et jardins) à sa mémoire.

Fallou Fall pour vonews.net

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