Un nouveau massacre dans la nuit de dimanche à lundi 30 décembre à Apetina-Sana dans le territoire de Beni, en République démocratique du Congo (RDC). Vingt civils ont été tués. L’attaque aurait été perpétrée à l’arme blanche par les milices du groupe rebelle ougandais ADF.
Cela s’est passé à Apetina-Sana, à 16 km à l’ouest d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, sur la route nationale numéro 4, dans ce que les habitants appellent le « triangle de la mort », Mbau-Eringeti-Oicha. Des représentants de la société civile assurent avoir averti, depuis la veille au soir, de la présence d’hommes armés et accusent, une fois de plus, les forces de sécurité de n’avoir rien fait.

Joint par RFI, l’administrateur du territoire de Beni, Donat Kibwana, estime que même si cette attaque est regrettable, les Forces armées de la RDC font tout ce qu’elles peuvent.

« Ils sont venus nuitamment tuer les gens, dix-huit personnes. Nous avons été informés le matin. C’est dur. Les personnes qui étaient restées sur les lieux viennent de déménager. L’ennemi est depuis longtemps à Beni. Il connaît tous les chemins, toutes les voies de Beni et donc, quand les militaires passent à l’offensive, l’ennemi se faufile. C’est une situation dramatique et regrettable, mais les militaires sont en train de mener une opération considérable et l’ennemi est à son dernier soupir », affirme-t-il.

Depuis fin octobre et le début des opérations massives lancées par l’armée congolaise contre la milice, les attaques contre les civils se multiplient et le déploiement massif de l’armée congolaise dans la région n’empêche pas les rebelles de perpétrer de nouvelles attaques.

Selon Teddy Kataliko, responsable de la société civile à Beni, les milices ADF ont changé de zone depuis le début de l’offensive militaire. « L’ennemi qui opérait beaucoup plus à l’est, il opère maintenant dans la partie ouest où la population avait trouvé refuge. Les ADF essaient de disperser les efforts des armées, en prenant la population comme bouclier humain », explique-t-il.

Depuis le 28 novembre, le chef d’état-major de la RDC s’est installé à Beni pour être au plus près des combats. Dans la région, la force militaire aurait presque doublé, pour passer de 11 000 à 21 000 soldats.

rfi

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