FTI Consulting a annoncé le recrutement de l’ancien responsable mondial des activités énergie de Roland Berger. Cette arrivée, relayée par Consultor, s’inscrit dans une phase de recomposition du conseil autour des sujets d’énergie, de transition et de résilience des entreprises, sous pression des prix, des régulations et des attentes des investisseurs.
Le mouvement intervient dans un marché où les grands clients industriels, les utilities et les fonds multiplient les missions liées à la stratégie, aux risques opérationnels et à la transformation. Recruter un profil senior issu d’un cabinet de stratégie renforce la crédibilité auprès des décideurs, tout en signalant l’ambition de capter des projets à forte valeur, souvent transversaux entre stratégie, communication de crise, contentieux et conformité.
Cette nomination met aussi en lumière la concurrence entre cabinets pour attirer des associés capables de générer du chiffre d’affaires rapidement. Les équipes énergie, de plus en plus sollicitées, doivent articuler expertise sectorielle, lecture géopolitique et maîtrise des contraintes de financement. Pour FTI Consulting, le pari consiste à convertir cette expertise en missions récurrentes, sur des cycles d’investissement longs, mais soumis à une incertitude élevée.
FTI Consulting cible les missions énergie à forte intensité réglementaire
Dans le conseil, l’énergie est devenue un terrain où la technique ne suffit plus. Les donneurs d’ordre demandent des analyses qui tiennent compte des prix, des arbitrages de capacité, des objectifs climatiques et des exigences de transparence. Les directions générales attendent des cabinets qu’ils traduisent ce contexte en feuilles de route, avec des impacts sur les investissements, les contrats et la communication. Pour un acteur comme FTI Consulting, positionné aussi sur la gestion des risques et des situations sensibles, l’énergie offre un continuum de missions, de la stratégie à l’exécution.
Les dossiers à forte intensité réglementaire structurent une part croissante du marché. Les entreprises doivent composer avec des cadres nationaux et européens, des obligations de reporting extra-financier, des règles de concurrence et des mécanismes d’aides. Cette complexité génère des besoins d’accompagnement, par exemple sur l’analyse d’impacts, la préparation de consultations publiques, la documentation des décisions d’investissement ou la défense de positions auprès des parties prenantes. Dans ce contexte, disposer d’un leader reconnu facilite l’accès à des comités exécutifs et à des conseils d’administration.
Le profil recruté par FTI Consulting, issu d’un cabinet de stratégie, peut aussi répondre à la demande de scénarios. Les clients veulent tester plusieurs trajectoires, prix de l’énergie, disponibilité des infrastructures, rythme d’électrification, coût des capitaux, pour calibrer des décisions robustes. Les missions se traduisent par des modèles économiques, des plans de transformation, mais aussi des dispositifs de gestion de crise, lorsque les aléas opérationnels ou la contestation publique surgissent.
Cette orientation vers l’énergie est également portée par les investisseurs, attentifs à la crédibilité des trajectoires et à la maîtrise des risques. Les transactions, les refinancements et les partenariats exigent des argumentaires précis. Les cabinets qui combinent expertise sectorielle et maîtrise des sujets de réputation, de litige ou d’enquête interne peuvent capter une partie importante de cette demande. C’est l’un des angles de différenciation de FTI Consulting face aux cabinets de stratégie et aux acteurs du conseil plus généralistes.

Roland Berger perd un dirigeant clé sur le segment utilities
Le départ de l’ancien patron de l’activité énergie de Roland Berger souligne la volatilité des talents au sommet du conseil. Les cabinets de stratégie ont structuré des practices énergie pour répondre aux transformations des utilities, des producteurs et des industriels. Ces équipes reposent souvent sur quelques associés capables d’ouvrir des comptes, d’animer des réseaux d’experts et de piloter des projets internationaux. Quand un profil de ce niveau change de maison, l’effet dépasse la simple mobilité individuelle, il touche la dynamique commerciale et la stabilité des équipes.
Pour Roland Berger, le segment utilities est un terrain où les cycles de projets sont longs et les enjeux d’exécution importants, modernisation des réseaux, investissements de flexibilité, gestion de portefeuilles d’actifs. Les clients attendent des recommandations stratégiques, mais aussi une compréhension fine des contraintes de terrain, de l’acceptabilité sociale aux délais de permis. La concurrence est vive, car les acteurs historiques font face à de nouveaux entrants, et les frontières entre énergie, numérique et industrie se brouillent.
Dans ce contexte, la perte d’un dirigeant clé peut ouvrir une phase de réorganisation interne, avec redistribution de portefeuilles et adaptation du positionnement. Les cabinets cherchent souvent à sécuriser leurs relations en multipliant les points de contact chez le client. Mais la relation personnelle compte dans les grands comptes, en particulier sur des missions sensibles, révisions de stratégie, arbitrages d’actifs, plans sociaux, contentieux, où la confiance est centrale.
Cette mobilité rappelle aussi la pression sur les cabinets de stratégie, confrontés à une demande fluctuante et à des clients plus exigeants sur les livrables. Les marges sont protégées par la montée en gamme et par la spécialisation sectorielle. Quand un associé reconnu sur l’énergie part, le risque est double, perte de revenus à court terme, et nécessité d’investir pour reconstruire une capacité équivalente, recrutement externe, promotion interne, alliances. C’est l’un des motifs pour lesquels les cabinets rivalisent sur les packages et sur les perspectives de développement international.

Le marché du conseil énergie en 2026 se durcit avec la pression des investisseurs
En 2026, les missions énergie se multiplient, mais le marché se durcit. Les clients demandent davantage de preuves, de benchmarks et d’analyses de sensibilité, et négocient plus fermement les honoraires. Les investisseurs et prêteurs exigent des trajectoires crédibles, des plans d’investissement chiffrés et une gouvernance solide. Les entreprises doivent démontrer qu’elles savent gérer l’exposition aux prix, sécuriser des approvisionnements et respecter des obligations de transparence, ce qui alimente les besoins en conseil.
La pression se voit aussi dans la multiplication des parties prenantes. Une décision énergétique majeure peut entraîner des réactions des régulateurs, des élus, des ONG, des salariés et des riverains. Les directions de la communication et des affaires publiques sont davantage associées aux choix d’investissement et aux projets industriels. Cette évolution favorise les cabinets capables de travailler à l’interface entre stratégie, risque et communication, un positionnement où FTI Consulting a historiquement des atouts.
Les attentes portent sur des livrables très opérationnels. Par exemple, une utility ou un industriel peut solliciter un cabinet pour prioriser des investissements de flexibilité, définir une stratégie de couverture, préparer un dossier de financement ou structurer un plan de transformation interne. La valeur se situe dans la capacité à relier les hypothèses macroéconomiques à des décisions concrètes, calendrier, capex, effectifs, partenariats. Les équipes doivent aussi être capables d’expliquer ces choix à des publics non spécialistes, via des narratifs cohérents et des indicateurs suivis.
Dans cette compétition, les recrutements d’associés seniors sont un signal adressé au marché. Ils indiquent qu’un cabinet veut accélérer sur un segment donné, et qu’il est prêt à investir dans des profils générateurs de business. L’arrivée d’un ex-dirigeant de practice énergie peut aussi aider à attirer des consultants spécialisés, souvent difficiles à recruter, et à rassurer des clients qui cherchent des interlocuteurs expérimentés, capables de gérer des sujets complexes sous contrainte de temps.
FTI Consulting attend un effet réseau sur les grands comptes industriels
Le recrutement d’un ancien patron de practice énergie vise généralement un effet réseau. Les grands comptes industriels, les producteurs et les gestionnaires d’infrastructures fonctionnent sur des relations établies, souvent construites sur plusieurs années. Un associé senior apporte un carnet d’adresses, mais aussi une connaissance des processus d’achat, des cycles budgétaires et des interlocuteurs décisionnaires. Pour FTI Consulting, l’enjeu est de transformer cette relation en un pipeline de missions sur plusieurs trimestres.
Sur ces comptes, la valeur d’un cabinet ne se limite pas à une expertise technique. Les clients demandent un accompagnement intégrant la gestion des risques, l’anticipation des controverses et la préparation de prises de parole. Lorsqu’un projet énergétique devient sensible, fermeture d’un site, contestation locale, incident industriel, la chaîne de décision se raccourcit et les directions générales recherchent des partenaires capables d’agir vite. L’ADN de FTI Consulting, orienté aussi vers la gestion de crise et le conseil en situations complexes, peut s’articuler avec une expertise énergie issue du conseil en stratégie.
L’effet réseau peut aussi jouer sur les opérations de marché, acquisitions, cessions, joint-ventures. Les acteurs énergie et infrastructures multiplient les opérations, sous l’effet des besoins d’investissement et des arbitrages de portefeuille. Dans ces contextes, les cabinets sont sollicités pour des due diligences stratégiques, des analyses de risques, des plans d’intégration et des scénarios de communication. Un leader issu de Roland Berger peut apporter une légitimité supplémentaire pour dialoguer avec des fonds, des banques et des conseils juridiques.
Reste la question de l’intégration interne. Un recrutement senior réussit quand il s’appuie sur des équipes capables de délivrer rapidement, et sur une offre lisible. Les synergies entre pôles, énergie, finance, forensic, communication, doivent être traduites en propositions concrètes, avec des cas d’usage et des références. Si l’exécution suit, l’arrivée peut accélérer la pénétration de nouveaux comptes et renforcer la place de FTI Consulting sur des missions où l’énergie est devenue un sujet de gouvernance au plus haut niveau.
Questions fréquentes
- Qui rejoint FTI Consulting selon Consultor ?
- Selon Consultor, FTI Consulting recrute l’ancien patron des activités énergie de Roland Berger, un profil senior issu du conseil en stratégie.
- Pourquoi ce recrutement est-il stratégique pour FTI Consulting ?
- Il vise à renforcer la crédibilité et la capacité commerciale sur les missions liées à l’énergie, à la transition et aux risques, avec un interlocuteur expérimenté pour les grands comptes.
- Quelles missions énergie sont les plus demandées en 2026 ?
- Les clients sollicitent des scénarios économiques, des plans d’investissement, des analyses de risques, des dossiers de financement et des dispositifs de gestion de crise ou de communication autour de projets sensibles.
- Quel impact pour Roland Berger ?
- Le départ d’un dirigeant de practice peut entraîner une réorganisation et une bataille accrue pour conserver des relations clients, surtout sur les segments utilities et infrastructures où la confiance est déterminante.
À retenir
- FTI Consulting recrute l’ex-responsable mondial énergie de Roland Berger
- Le mouvement vise les missions énergie marquées par la régulation et le risque
- En 2026, les investisseurs renforcent la pression sur la crédibilité des trajectoires
- La mobilité des associés seniors accentue la concurrence entre cabinets
- FTI Consulting cherche un effet réseau sur les grands comptes industriels et utilities


