Bénin: inauguration d’une première déchetterie pour déchets biomédicaux

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Pour la première fois au Bénin, des acteurs privés du secteur de la Santé comme la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (PSSP) ont inauguré, jeudi 27 février, à la sortie de Cotonou, une déchetterie pour les déchets biomédicaux. Compresses, aiguilles, lames, seringues ou encore des déchets des laboratoires vont être traités dans ce centre de gestion innovant.

Les déchets seront détruits à l’ozone dans le nouveau centre de gestion qui emploie une technologie de pointe, une première au Bénin.

C’est une machine qui ressemble à un container maritime et qui tourne sans faire trop de bruit. Sur ses performances, les concepteurs parlent de rupture technologique avec tout ce qui existait.

« Cette machine permet de mettre les déchets hospitaliers contaminés et infectés dans la machine, de les broyer, de réduire leur volume, de neutraliser l’infection qu’ils contiennent et d’en faire, à la sortie, un produit valorisable énergétiquement », explique le vendeur Hervé Berzold.

Tous les orateurs qualifient le projet de gestion innovante dans la mesure où il ne s’agit pas de destruction par incinération.

« Ce n’est pas de l’incinération. Cela n’a rien à voir. Lors de la visite, nous avons tourné autour de la machine sans être renvoyés par une chaleur importante qui nous repousserait et les déchets qui en sont sortis n’ont rien de carbonisés », souligne le Dr Lucien Dossou Gbété, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin.

L’outil installé est capable de traiter 200 kg de déchets biomédicaux par heure alors que les incinérateurs mettent une demi-journée pour la même quantité.

L’État a accordé, dans ce projet, l’exonération des taxes de douane. Le ministre de la Santé, présent à l’inauguration, a indiqué qu’il s’agit d’un pas significatif, une belle riposte pour la gestion des déchets médicaux.

Pour un début, quatre départements sur douze vont en profiter. L’ambition est de couvrir tout le Bénin mais « nous procéderons pas à pas », a confié le docteur Lucien Dossou Gbété.

rfi

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