Cameroun: l’Église s’active pour un dialogue entre le gouvernement et les séparatistes

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En ligne de mire des religieux: un accord de cessez-le feu dans la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle s’est ainsi impliquée le 2 juillet dernier pour ce qui est apparu comme une première, au sujet de la rencontre entre le leader séparatiste Julius Sisiku Ayuk Tabé et des officiels du pouvoir de Yaoundé, dans un lourd climat empreint de méfiance.

Déjà très impliquée lors de la tenue des assises du Grand dialogue national, l’Église catholique a de nouveau joué les facilitateurs lors de la récente prise de contact entre les séparatistes anglophones emprisonnés à Yaoundé et des émissaires du gouvernement. C’est d’ailleurs au centre épiscopal de Mvolyé, dans la capitale camerounaise, que cette rencontre s’est tenue. Pour l’occasion, Julius Ayuk Tabé, le président autoproclamé de l’Ambazonie et quelques-uns de ses partisans avaient été spécialement extraits de leurs cellules pour entamer des discussions avec les autorités du gouvernement. Entre eux, un témoin privilégié : Monseigneur Andrew Nkea Fuanya, archevêque de Bamenda.

Cette nouvelle implication de l’Église catholique pour tenter de rapprocher les parties en conflit de la  crise dans les régions anglophones a été plutôt bien perçue par nombre d’observateurs, alors que jusqu’ici une sorte de crise de confiance semble installée de part et d’autre entre protagonistes. D’autant que dix mois après la tenue du Grand dialogue national, les résolutions qui en avaient été issues tardent à être mises en application. Notamment le statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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