Tout aurait pu mal finir à cause d’une simple erreur de traduction. En visite en Birmanie le week-end du 18 et 19 janvier, Xi Jinping, président de la Chine, a été qualifié de « shithole », que l’on peut traduire directement par « trou du cul ». L’injure a été écrite sur Facebook dans des messages d’institutions officielles birmanes. Enfin, presque.

Comme le rapporte le Guardian, la faute revient au traducteur automatique de Facebook, qui a retranscrit en anglais le nom du chef d’État avec ce qualificatif pour le moins offensant. L’erreur de traduction est notamment présente dans un post partagé par le bureau de la conseillère d’État du Myanmar, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991. Un quiproquo textuel capturé par une journaliste de l’agence de presse Reuters sur Twitter.

Poppy McPherson

@poppymcp

Umm. Facebook seems to be translating “Xi Jinping” written in Burmese as “Mr Shithole”.

This is a post on Aung San Suu Kyi’s official page, recounting her meeting with him yesterday… h/t @felizysolo

”kingdom of Mr Shithole”

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Facebook présente ses excuses

Conscient de la délicatesse de l’incident, Facebook a rapidement réagi en présentant ses excuses. « Cela n’aurait pas dû arriver et nous prenons des mesures pour faire en sorte que cela n’arrive plus jamais » indique le réseau social dans un communiqué en ajoutant « s’excuser sincèrement pour l’offense occasionnée ». La plateforme indique par ailleurs rencontrer des difficultés sur les traductions birman-anglais, et fait tout ce qu’il faut pour « éradiquer le problème le plus vite possible ».

Pour le cas de la mauvaise traduction du nom du président chinois, le système de Facebook n’avait pas le nom de Xi Jinping dans sa base de données birmane, et l’a donc interprété librement. Selon la firme de Mark Zuckerberg, des tests de traduction de mots commençant par « xi » et « shi » en birman ont été réalisés et ont également donné le résultat de « shithole ». Comme le rappelle le New York Times, il n’est pas recommandé de porter atteinte à l’image de Xi Jinping : de nombreux citoyens chinois ont été arrêtés, voire condamnés et emprisonnés, pour des moqueries beaucoup moins virulentes.

lepoint.fr

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