Un lot de covid-organics, cette tisane malgache censée guérir du nouveau coronavirus est arrivé mardi à Brazzaville. Il a été remis symboliquement à Florent Ntsiba, directeur de cabinet du président Sassou-Nguesso.

Télé Congo a annoncé mardi dans son édition du journal de 20 heures (19 h GMT), l’arrivée à Brazzaville, la capitale, d’un lot de covid-organics.

C’est le professeur Alexis Elira Dokekias, président de la commission prise en charge au sein du comité de riposte contre le covid-19 qui en a assuré la remise symbolique à Florent Ntsiba, directeur de cabinet du président Sassou-Nguesso.

La réception de ce stock qui est un don du président malgache Andry Rajoelina intervient quelque trois jours après la promesse faite par Denis Sassou-Nguesso, lors d’une séance de travail par visioconférence avec ses pairs Umaro Sissoco Embalo de Guinée-Bissau et Andry Rajoelina de Madagascar.

Élaboré par des chercheurs de l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA), le covid-organics est un remède traditionnel amélioré composé d’Artemisia et d’autres plantes médicinales. Ce qui est tout sauf une mauvaise nouvelle pour les 200 Congolais hospitalisés en ce jour du fait du nouveau coronavirus. Tant le produit a déjà « fait ses preuves à Madagascar(151 cas, 101 guérisons et zéro décès, NDLR) », selon les mots de l’auteur du reportage sur la livraison.

« Le top du président »
Il faudra cependant attendre l’aval du président avant que le produit ne soit administré aux patients. « En attendant le top qui sera donné par le président de la République, dans les soixante-douze heures qui viennent, les membres du comité scientifique vont définir le type de patients qui bénéficieront du traitement, voir s’il se fera en combinaison avec les produits qui sont déjà utilisés. Car l’étude de toxicologie est importante pour vérifier si une telle substance ne potentialise pas l’activité de l’autre », a expliqué le Pr Alexis Elira Dokekias.

Mais si le médicament rencontre un franc succès dans de nombreux pays africains comme la Guinée équatoriale, le Bénin, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone, des institutions internationales veulent avant tout des preuves scientifiques.

Lundi dernier, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, organe de l’Union africaine, a promis des discussions avec le gouvernement malgache autour du remède. « Une fois les détails fournis, l’Union, par le biais du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), examinera les données scientifiques recueillies jusqu’à présent sur la sûreté et l’efficacité des matières organiques pour le COVID-19 », peut-on lire dans un communiqué rendu public par l’UA.

Il sera donc question de s’appuyer « sur les normes techniques et éthiques mondiales pour recueillir les preuves scientifiques nécessaires concernant les performances du remède ».

Quant à l’OMS qui semblait très réprobatrice vis-à-vis du covid-organics en l’absence de « preuves scientifiques », elle semble lâcher du lest. « L’OMS accueille favorablement les innovations à travers dans le monde, y compris le recyclage des médicaments, des produits issus de la pharmacopée traditionnelle et la mise au point de nouvelles thérapies dans le cadre de la recherche de traitements potentiels de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) », peut-on lire dans un communiqué rendu public le 4 mai dernier par le bureau Afrique basé à Brazzaville.

avec africanews

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