Le gouvernement a annoncé lundi 23 mars 16 cas de coronavirus. Pour contenir l’épidémie les autorités multiplient les mesures. Depuis une dizaine de jours, tous les rassemblements sont interdits, pourtant le gouvernement a du mal à faire appliquer la mesure aux congrégations religieuses et tape du poing sur la table.

Lors de son discours à la nation dimanche, le président Kenyatta a averti : le gouvernement punira sévèrement ceux qui violent les mesures de protection et mettent la population en danger. Depuis plus de dix jours tous les rassemblements sont interdits, y compris les services religieux. Une consigne très diversement appliquée.

Des églises, mosquées, temples, ont fermé. Mais d’autres, s’ils ont limité parfois le nombre de croyants, ou ont installé des stations de lavage, continuent d’accueillir leurs ouailles. Une défiance qui a forcé le gouvernement à hausser le ton.

Le secrétaire principal du ministère de l’Intérieur, Karanja Kibicho a donc annoncé une mesure spécifique : tous les rassemblements dans les lieux de culte sont interdits. Menacés eux-mêmes de sanction en cas de laxisme, les policiers ont donc effectué des descentes dans plusieurs églises du pays, comme à Mombasa.

Une croyante de l’église JCC, chassée durant la messe, dit ne pas comprendre. Selon elle, « Dieu a le dernier mot, il est le guérisseur, et c’est la peur qui est l’ennemi ». Le gouvernement va encore avoir besoin de pédagogie pour convaincre.

rfi

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