Face au Coronavirus, les Cap-Verdiens ont une décoction secrète : le fenouil commun. Pourtant, des experts démontrent que c’est un faux remède.

Au Cap-Vert, c’est le temps de la ruée vers le fenouil. D’après l’AFP, les ventes de cette plante blubeuse de la famille des dicotylédones ont explosé ces derniers temps dans l’archipel. « Le fenouil est, généralement, acheté pour traiter les problèmes digestifs, mais maintenant, les gens en achètent beaucoup plus et disent que c’est pour prévenir le coronavirus », a expliqué Fatima Semedo, vendeuse au marché de la capitale Praia.

Les compatriotes de Cesária Évora veulent se prémunir du Coronovairus qui, bien que n’ayant encore frappé un seul pays africain, a déjà contaminé près de 10.000 personnes et tué près de 213 personnes en Chine où elle est récemment apparue avant de se propager dans d’autres pays.

Pourtant, affirment des experts, c’est archi faux. « Cela ne repose sur rien », a indiqué à l’AFP un responsable de l’Institut Pasteur à Paris, tordant ainsi le cou à une rumeur que les autorités capverdiennes ont également démentie.

Insuffisant pour l’instant de persuader et/ou dissuader les Cap-Verdiens, tant les ventes ne font que grimper. « Deux mains pleines de fenouil étaient vendues 50 escudos (50 centimes d’euros), mais maintenant, c’est 100 escudos », explique une autre vendeuse de Praia, Rosa Almeida. Son stock de fenouil épuisé, elle a été contrainte d’aller à Rui Vaz, l’une des régions les plus montagneuses de Santiago, la plus grande île de l’archipel qui abrite la capitale, Praia.

Le Cap-Vert n’est pas le seul pays africain à faire les frais d’une rumeur liée au Coronavirus. Le ministre congolais de la communication Thierry Lézin Moungalla a déclaré vendredi avoir détecté une fake news faisant état de détection d’un cas à l’aéroport Agostino Neto de Pointe-Noire, capitale économique du Congo-Brazzaville. .

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