Le gouvernement espagnol a réaffirmé, mardi 28 juillet, que le pays était “sûr” pour les touristes malgré le net rebond de l’épidémie. qui a amené la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni à déconseiller les voyages dans certaines régions ibériques ou à rétablir une quarantaine.

Alors que la reprise de l’épidémie de coronavirus se confirme en Espagne, l’Allemagne a déconseillé à ses ressortissants, mardi 28 juillet, de partir en vacances dans les régions ibériques les plus touchées.

Le gouvernement allemand a ainsi appelé à éviter les voyages “non essentiels” et touristiques vers l’Aragon, la Navarre et la Catalogne, une région côtière prisée des touristes européens.

Cette mise en garde intervient après celle de la France vendredi, qui a recommandé d’éviter la Catalogne, et surtout celle du Royaume-Uni, qui a réimposé dimanche une quarantaine de deux semaines pour les voyageurs de retour d’Espagne.

Boris Johnson ne veut rien entendre

Une mesure lourde de conséquences pour la deuxième destination touristique mondiale, où les Britanniques représentent le premier contingent de touristes.

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, l’a critiquée lundi soir, la qualifiant d'”inadaptée” et soulignant que certaines régions espagnoles très touristiques comme les Baléares et les Canaries sont “plus sûres que le Royaume-Uni”.

“Nous ne pouvons pas parler (…) de seconde vague généralisée dans notre pays”, a affirmé mardi le ministre de la Santé, Salvador Illa.

Pour la porte-parole du gouvernement, Maria Jesus Montero, l’Espagne est “une destination sûre qui s’est préparée et s’est renforcée pour faire face au virus et aux nouveaux foyers”.

Mais le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a défendu mardi la décision de son gouvernement face aux “signes d’une deuxième vague” de nouveau coronavirus en Europe.

La barre des 280 000 cas franchie

L’Espagne, qui dénombre officiellement plus de 28 400 morts causées par la pandémie, a vu bondir ces dernières semaines le nombre des cas.

Selon le dernier bilan diffusé mardi, sur les sept derniers jours, plus de 1 800 nouveaux cas ont été détectés en moyenne quotidiennement, pour les deux tiers en Aragon et en Catalogne. Un chiffre qui a plus que triplé en deux semaines pour porter le bilan des contaminations à 280 610, selon les données publiées mardi par le ministère de la Santé.

Face au risque, les régions espagnoles continuent à prendre des mesures pour tenter de contenir l’épidémie. Celle de Madrid a ainsi décidé mardi, comme la quasi-totalité des autres régions, de renforcer le caractère obligatoire du port du masque dans la rue et “sur les terrasses”. Les réunions devront aussi être limitées à dix personnes.

Cette région tient aussi prêts deux pavillons de la foire commerciale, qui avait servi d’hôpital de campagne en mars-avril, afin d’y envoyer les nouveaux malades du Covid-19 en cas de besoin.

Inquiétude en Allemagne et en Belgique

Si l’Espagne est l’un des pays européens où le nombre des cas détectés par rapport à la population est le plus élevé, un rebond des contagions a lieu dans de nombreux autres États européens.

L’Institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI) a ainsi fait part de sa “grande inquiétude” face aux nouvelles contaminations en Allemagne, un pays qui avait relativement bien géré la crise par rapport à nombre de ses voisins.

Confrontée à une recrudescence “préoccupante” du Covid-19, la Belgique a de son côté annoncé lundi un nouveau durcissement des dispositifs, en particulier dans la province d’Anvers (nord), où un couvre-feu va être mis en place.

À partir de mercredi, le nombre des personnes que les Belges sont autorisés à voir de façon rapprochée et régulière dans le cadre de leur “bulle de contact” sera abaissé de 15 à cinq par foyer, pour les quatre prochaines semaines.

Et la Grèce a annoncé mardi de son côté qu’elle rendait à nouveau le masque obligatoire dans la quasi-totalité des lieux clos, en réponse à une résurgence de la maladie.

Avec AFP

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here