La lignée pharaonique qu’on confère aux Egyptiens pourrait être bousculée dans les prochaines années. Le gouvernement a en effet approuvé une loi qui permettra à des investisseurs étrangers d’acquérir la nationalité égyptienne, même s’ils n’ont ni père ni mère originaire de ce pays, comme c’est le cas jusqu’à l’heure actuelle.

En vertu de la loi, les étrangers peuvent devenir citoyens soit en achetant des biens appartenant à l’Etat d’une valeur d’au moins 500 000 $, soit en investissant au moins 400 000 $ avec une participation de 40% au moins du capital du projet ou encore en déposant de l’argent allant de 250 000 $ à 1 million $ dans un compte local. Ceux qui déposeront 750 000 $ pourraient retirer les fonds en monnaie locale après cinq ans, sans intérêt, tandis que ceux qui auront fait un dépôt de 1 million de dollars pourront reprendre leur argent après trois ans, également sans intérêt.

Alors que s’achèvent trois ans de programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement égyptien doit encore fournir beaucoup d’efforts pour stabiliser son économie au plan interne. Pour cela, l’attraction de capitaux étrangers est décisive et le recours permanent à la dette ne constitue pas un moyen durable. L’Egypte est donc prête à céder sa nationalité pour attirer plus d’investisseurs, même si le gouvernement refuse cette vision des choses.

ecofin

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