La justice égyptienne a ordonné jeudi la libération de 15 dissidents politiques, au moment où les familles de détenus craignent la contagion de leurs proches par le nouveau coronavirus en prison, a-t-on appris de sources judiciaires.

Parmi les détenus concernés figure notamment Hassan Nafaa, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire, arrêté en septembre pour avoir soutenu quelques rares manifestations antigouvernementales, à l’appel d’un homme d’affaires égyptien exilé en Espagne.

Selon les organisations de défense des droits humains, environ 4.000 personnes avaient été arrêtées le même mois dans le pays. Des centaines avaient ensuite été relâchées.

Ancien directeur de campagne du président Abdel Fattah al-Sissi, Hazem Abdel-Azim, qui avait ensuite critiqué la politique du chef de l’Etat, figure également sur la liste des 15 personnes libérées sur ordre du parquet de la sécurité d’Etat.

Les autres détenus sont des responsables de partis d’opposition.

Le parquet n’a toutefois pas précisé si leur remise en liberté était une réponse aux inquiétudes des familles de détenus concernant la pandémie de nouveau coronavirus.

Mercredi, la police égyptienne a arrêté quatre militantes pour avoir manifesté devant le siège du gouvernement au Caire. Elles demandaient la libération des prisonniers de conscience, craignant leur contamination par le nouveau coronavirus.

Le parquet a ordonné jeudi la remise en liberté des quatre femmes, après le versement d’une caution par leurs familles.

Mais l’une des quatre femmes —la professeure de mathématiques Laïla Soueif— aurait été transférée au parquet de la sécurité d’Etat, selon sa fille qui l’a vue être placée à bord d’un fourgon de la police.

avec AFP

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