Des centaines d’Éthiopiens qui vivaient au Liban ont regagné leur terre natale.

Partis à l’étranger pour travailler, ils étaient dans l’incapacité de franchir les frontières à cause des restrictions mises en place dans la lutte contre le coronavirus.

En provenance de Beyrouth, ces citoyens éthiopiens sont des travailleurs migrants.

…nous travaillons six, sept mois sans salaire

Ils ont été obligés de revenir au pays, après avoir été frappés par les conséquences de la crise sanitaire mondiale, mais aussi à cause de la crise économique libanaise en cours.

“Sept, huit mois au Liban, il y a trop de problèmes. Problème économique. Après leur arrivée, COVID-19 et nos sœurs n’ont pas de salaire, nous travaillons six, sept mois sans salaire”, déclare Ayal Aster, rapatriée du Liban.

Le resserrement sans précédent des devises étrangères au Liban signifie que les employeurs ne peuvent plus payer en dollars. Une situation qui rend les conditions de vie, déjà très contestées par les groupes de défense des droits, d’autant plus difficiles

“A moins qu’ils ne soient dans une situation très vulnérable, ils ne seront pas rapatriés à ce stade. Mais nous travaillerons avec le gouvernement d’accueil et la communauté internationale, et notre gouvernement s’efforcera de les aider là où ils se trouvent. En dehors de cela, nous avons reçu aujourd’hui environ 335 personnes de Beyrouth. Il y en aura d’autres, soit 649 au total”, indique Tsion Teklu, ministre d‘État éthiopien des Affaires étrangères.

Il y a plus de 250 000 travailleurs migrants enregistrés au Liban. Seul un faible nombre d’Éthiopiens sera rapatriés pour le moment, le gouvernement tient à pouvoir trouver un domicile à chacun d’entre eux.

africanews

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