Les funérailles d’Hachalu Hundessa, le célèbre chanteur éthiopien assassiné ont eu lieu jeudi dans sa ville natale d’Ambo, dans la région d’Oromia.

Le chanteur, dont les textes très politiques exprimaient les frustrations des oromo, qui se sont longtemps estimés marginalisés a été tué par balle lundi soir à Addis-Abeba.

Sa mort a tout de suite ravivé des tensions. Des manifestations ont causé la mort de 81 personnes, et accentué les tensions politiques et communautaires dans le pays.

Depuis deux jours, des manifestants expriment leur colère dans la capitale et en Oromia, le fief des oromo, le premier groupe ethnique du pays.

C’est un plan du gouvernement fédéral prévoyant l’extension de la capitale vers l’Oromia qui avait déclenché en 2015 les manifestations antigouvernementales ayant débouché trois ans plus tard sur l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed.

Depuis son accession au pouvoir, le prix Nobel de la Paix 2019 s’est efforcé de promouvoir des réformes politiques et économiques. Mais cette ouverture a laissé le champ libre aux violences intercommunautaires qui mettent à l‘épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique.

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