Née le 22 mai 1983 à Tunis, la blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, à la pointe du soulèvement ayant permis la chute du régime Ben Ali en 2011, est décédée lundi 27 janvier à l’âge de 36 ans des suites d’une longue maladie. Militante de droits humains, la jeune femme souffrait depuis de nombreuses années d’une maladie chronique. Après la révolution ayant chassé Zine el Abidine Ben Ali du pouvoir, son nom avait circulé pour le Nobel de la Paix, fin 2011.

Après l’immolation par le feu du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, Lina Ben Mhenni avait été la première blogueuse à se rendre à Sidi Bouzid, berceau de la révolution. Sa chronique de la révolution en français, en anglais et en arabe fut le point d’orgue de cet engagement contre la dictature.

Si la blogueuse considérait la révolution comme perdue depuis la fin des mouvements de la Kasbah en 201, elle refusait de baisser les bras, en adepte de l’endurance qu’elle était (deux fois médaillée d’argent aux jeux mondiaux des transplantés en 2007 et 2009). Fille d’un militant du mouvement de gauche Perspective, elle était impliquée notamment dans l’édification de bibliothèques dans les prisons.

Atteinte d’une maladie auto-immune qui l’a emportée, la jeune femme était l’une des premières à se rendre dans le berceau de la contestation qui allait emporter le régime autocratique de Ben Ali. Pour diffuser ses images de la répression policière, Lina Ben Mhenni a dû se battre contre la censure d’alors. Elle a ainsi été cataloguée comme cyberactiviste et invitée comme telle à faire le tour des plateaux télé.

vonews.net

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