Emmanuel N’Djoké Dibango dit Manu Dibango est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala (Cameroun) et mort le 24 mars 2020 à Melun (France).
Il est initié très tôt à la musique par sa mère qui s’occupe de la chorale d’un temple protestant. C’est en France, au printemps 1949, qu’il apprend à jouer de la mandoline, du piano et du saxophone. C’est également à cette époque qu’il découvre le jazz et fait ses premières armes dans les cabarets en France puis à Bruxelles.
Au début des années 60, il ouvre son propre club de jazz en Afrique. En 1969, il sort son premier album aux sons très jazzy : « Saxy Party ».
« Avec “Soul Makossa”, Manu Dibango a conquis la planète. C’est en effet ce tube, sorti en 1972, qui permet au musicien franco-camerounais de se faire connaître à l’international. A l’origine, cette chanson n’était que la face B d’un 45 tour, porté par un tout autre titre qui doit devenir l’hymne de la Coupe d’Afrique des Nations de football », renseigne linternaute.com.
L’artiste avait en effet sollicité le ministre des Sports du Cameroun pour enregistrer une chanson en soutien à l’équipe nationale. Mais ce n’est pas la chanson prévue que l’on retiendra : “Soul Makossa” s’écoulera à 50 000 exemplaires en France et fera exploser la notoriété de Manu Dibango.
« Jusqu’aux Etats-Unis, ou plusieurs artistes s’emparent de la mélodie, notamment Michael Jackson et son “Wanna Be Starting Something”, que le musicien camerounais accusera de plagiat. Dans les années 80, le litige se serait terminé par un accord financier entre les deux hommes. Plusieurs années plus tard, en 2009, c’est la chanteuse Rihanna qui sample le “Soul Makossa” de Manu Dibango pour son titre “Don’t Stop The Music” », mentionne le site internet.
En octobre dernier, cette grande figure de la musique africaine était revenu pour Jeune Afrique sur plus de soixante ans d’une carrière intense et exceptionnelle. Alors qu’il venait de terminer une grande tournée afro-européenne, il avait alors affirmé avoir de nombreux projets en tête.
« Je veux faire quelque chose avec rien que des instruments africains… J’ai déjà rencontré un jeune homme, Adama Bilorou, qui joue du balafon chromatique et avec qui j’ai envie de mener ce projet. Je souhaite aussi reprendre des standards africains avec un joueur de tam-tam camerounais initié à la transmission de messages… Et un enregistrement audiovisuel du “safari symphonique” doit aussi être réalisé », avait-il alors confié.

vonews

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