C’est à New York que Miriam Makeba fait connaissance avec le reste de l’Afrique. Pour les Africains, elle était la « Mama Afrika », « l’Ancienne », celle que l’on respecte et que l’on vénère, celle qui fut la première à porter la musique des ancêtres sur la scène internationale. Pour le monde entier, elle était l’auteure du fameux tube ‘’Pata Pata’’ et l’emblème de la lutte anti-apartheid. “Pata Pata” devient le premier tube africain planétaire lorsque Miriam Makeba l’enregistre aux États-Unis en 1967. Mais le morceau a vu le jour dix ans plus tôt à Sophiatown , dans les faubourgs de Johannesburg en Afrique du Sud . Miriam Makeba avait alors 25 ans et vivait sous le régime de l’Apartheid.
« Elle se lie d’amitié avec les délégués des pays africains nouvellement indépendants qui siègent à l’ONU, et accueille même chez elle des étudiants venus du continent. Elle reçoit aussi Tom Mboya, jeune cadre kenyan promis à un poste de ministre dans son pays qui se prépare à accéder à l’indépendance. Elle l’accompagne dans une tournée américaine destinée à récolter des fonds pour financer des bourses aux étudiants de son pays (les études de 80 d’entre eux seront ainsi financées). En 1962, Le même Mboya l’invite au Kenya pour chanter en faveur des orphelins Mau-Mau. C’est ainsi, trois ans après avoir quitté l’Afrique du Sud dont elle vient d’être bannie, qu’elle remet pied en Afrique. Ce voyage, elle ne le sait pas encore, en appellera beaucoup d’autres. Il continue d’ailleurs en Tanzanie voisine, où le Président Julius Nyerere, apprenant que la chanteuse est devenue apatride, lui offre un passeport diplomatique tanzanien. Quelques mois plus tard, en 1963, elle est invitée à la conférence inaugurale de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à Addis-Abeba. Elle y rencontre Hailé Sélassié, qui lui prête son bureau pour qu’elle se change avant de chanter pour les chefs d’État rassemblés. Les présidents tombent sous le charme, et Sékou Touré de Guinée lui fait porter à son hôtel l’un de ses ouvrages, dédicacé », renseigne pan-african-music.com.
D’après le site une-autre-histoire.org : « Miriam Makeba est née en 1932 à Johannesburg (Afrique du Sud) dans une famille pauvre. Miriam Makeba a 16 ans lorsque l’extrême-droite arrive au pouvoir dans son pays et met en place le régime de l’apartheid. Ayant commencé à chanter comme choriste, Miriam Makeba connaît le succès en 1956 avec une chanson mondialement connue : Pata Pata. Elle va s’en servir pour dénoncer l’apartheid. Mais elle est contrainte à l’exil en 1959 pour êytre apparue dans un film américain interdit en Afrique du Sud : Come Back Africa. En 1969, elle épouse le leader des Black Panthers, Stokely Carmichael, ce qui compromet sa carrière aux USA. Elle s’installe avec lui en Guinée où ils sont accueillis par Sékou Touré. Miriam Makeba n’a pu rentrer en Afrique du Sud qu’en 1990, à la demande de Nelson Mandela. »
La chanteuse sud-africaine Miriam Makeba a succombé à une crise cardiaque, quelques minutes après avoir quitté la scène, alors que le public l’applaudissait encore, réclamant une nouvelle chanson. C’était en Italie, le 9 novembre 2008, à Castel Volturno, l’un des fiefs de la Camorra, près de Naples. Elle avait soixante-seize ans et participait à un concert de soutien à l’écrivain italien Roberto Saviano, menacé de mort pour avoir écrit Gomorra, le livre sur le crime organisé porté à l’écran par Matteo Garrone.
Le premier tube planétaire en provenance d’Afrique a été repris par Arielle Dombasle, Sylvie Vartan ou encore Coumba Gawlo.

Fallou Fall pour vonews.net

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