Le chanteur Mory Kanté, qui a contribué à faire connaître la musique africaine au public mondial avec des succès comme Yéké Yéké, est mort en Guinée. Kanté est décédé à l’hôpital vendredi dans la capitale, Conakry, à l’âge de 70 ans.

Mory Kanté était issu d’une grande famille de griots guinéenne et malienne. Il avait été formé dès son plus jeune âge à être un djeli et à conter en musique les épopées sans fin des familles. En 1960, il vit à Bamako et reçoit les influences de la rumba zaïroise, de la salsa cubaine mais aussi de la pop rock anglo-saxonne. Il joue du balafon, de la guitare et de la kora. Il va intégrer le Rail Band de Bamako en 1961. Le chanteur de ce groupe est un certain Salif Keita.

Et puis d’Abidjan à Los Angeles, il n’aura de cesse de métisser sa musique traditionnelle et électrique. Son groupe, composé de 16 musiciens et 7 danseurs, comprend d’ailleurs 8 nationalités.

Mory Kanté était une véritable star sur le continent mais il avait aussi triomphé en France (avec un disque d’or en octobre 1988 et une Victoire de la musique du meilleur album francophone) et en Europe. Il se produisait sur toutes les grandes scènes du monde. Son dernier album, La Guinéenne, était sorti en 2012.

Surnommé le « griot électrique », du fait de ses compositions fusionnant chant, instruments traditionnels et atmosphères pop, Mory Kanté est l’auteur du tube planétaire Yéké yéké, sorti en 1988, et vendu à plus de 5 millions d’exemplaires à travers le monde.

vonews.net

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