« Le gouvernement birman ne cesse de dire au monde qu’il est prêt au retour des réfugiés rohingyas, alors que dans le même temps ses forces de sécurité continuent de les chasser vers le Bangladesh », affirme Andrew Gilmour, sous-secrétaire général aux droits de l’homme de l’ONU. Après quatre jours de rencontres avec les réfugiés dans les camps de Cox’s Bazaar, près de la frontière entre les deux pays, Andrew Gilmour en est convaincu : en Birmanie, le nettoyage ethnique des musulmans rohingyas continue.

Seule la nature de la violence a changé : « De la boucherie sanglante et des viols de masse, on est passé à une campagne de terreur et de famine de moindre intensité, dont l’objectif semble être de chasser de chez eux les Rohingyas restant et les pousser vers le Bangladesh ». Il est donc « inconcevable », souligne le Haut-commissaire aux droits de l’homme, que dans un futur proche des Rohingyas retournent en Birmanie.

L’armée birmane continue de nier toute exaction à l’encontre de la population rohingyas – excepté un incident isolé. L’armée a d’ailleurs encore répété que les Rohingyas ne faisaient pas partie des groupes ethniques birmans: une opinion partagée par la majeure partie de la population birmane. Pendant ce temps, au Bangladesh où la mousson approche, Andrew Gilmour craint que les centaines de milliers de réfugiés entassés dans des camps ne soient maintenant victimes de glissements de terrains et d’inondations.

avec rfi

 

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