Dans un collège de l’Utah, deux notions se sont percutées lors d’une boum : l’importance du consentement et le fait de ne pas mettre de côté un camarade de classe. Le jour de la Saint-Valentin à Laketown, une fête est organisée dans le collège d’Azlyn, une fille de 11 ans. « Elle était tellement enthousiaste », raconte sa maman au Washington Post. Les deux fêtes du collège précédentes ayant été un succès, la fillette était impatiente d’y retourner, dans l’espoir d’y danser cette fois-ci avec le garçon pour lequel elle éprouvait un vrai coup de cœur. Carton plein pour Azlyn, qui a bien réussi à danser avec lui. Déconvenue surprise tout de même : elle a été obligée de danser avec un garçon qu’elle déteste et qui la met mal à l’aise.

Bien qu’elle ait essayé de dire non, le principal du collège lui a affirmé que dire « non » allait à l’encontre du règlement intérieur. Lors des fêtes organisées dans ce collège, la coutume pour les filles et les garçons est de demander aux uns de danser avec les autres, après chaque musique. Tout cela dans le but de ne laisser personne sur la touche et éviter qu’on se retrouve lors des fêtes avec des salles où il y a d’un côté les filles et de l’autre les garçons.

« Les filles doivent apprendre qu’elles ont le droit de dire non »
Des intentions que comprend la mère d’Azlyn, mais qui ne justifient pas de mettre sa fille dans une situation inconfortable. « Non veut dire non. Les filles doivent apprendre qu’elles ont le droit de dire non et ceux autour d’elles se doivent de respecter cela », a-t-elle écrit dans une longue publication Facebook.

Une danse non désirée qui a lancé une discussion sur l’importance d’apprendre aux enfants à respecter les limites qu’on leur impose, de gérer le fait de subir un refus ou simplement d’être bienveillant entre eux. « Je suis uniquement mère de garçons. Ils m’ont déjà dit avoir peur d’être rejetés. Je leur ai répondu qu’il fallait prendre son courage à deux mains et demander, car on ne sait jamais. Et que s’ils essuient un refus, c’est la vie » a commenté une femme. « Je ne vais pas rester silencieuse pendant que ma fille et tous ses amis se font embarquer dans la culture du viol. Hors de question » ajoute la mère d’Azlyn dans sa publication.

Des règles démodées,mais encore appliquées dans de nombreuses écoles en Utah
Le principal a de son côté nié que la petite Azlyn ait été « forcée » à danser, mais a reconnu qu’il est conseillé aux élèves d’accepter toute invitation danser. Dans une discussion par mail avec la maman, il a suggéré qu’avant la prochaine fête, Azlyn lui indique avec qui elle ne voulait pas danser pour gérer discrètement la situation. Seconde alternative, qu’Azlyn ne vienne pas à la fête.

Plutôt communes, d’autres écoles en Utah appliquent ces règles, bien qu’elles deviennent démodées. En 2018, une école a dû supprimer une règle similaire. Une liste décrivant qui allait danser avec qui avait été en amont et déclenché les protestations d’une maman.

20minutes

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