Le Sénat a renvoyé en justice Matteo Salvini, leader et sénateur de la Ligue, mercredi 12 février. L’ancien ministre de l’Intérieur est accusé, par un tribunal sicilien, d’abus de pouvoir et séquestration de personnes pour avoir bloqué pendant plusieurs jours un bateau des garde-côtes italiens avec 116 migrants à bord, au large de Lampedusa, en juillet 2019.

La décision du Sénat a provoqué la colère de Matteo Salvini. Mercredi 12 février, le leader de la Ligue a été renvoyé en justice accusé de séquestration de personnes. Déchaîné contre ses adversaires qui ont levé son immunité parlementaire, le sénateur a revendiqué avec arrogance ce qu’il a fait… et qu’il serait prêt à refaire.

« J’estime avoir défendu ma patrie. J’ai fait ce que les Italiens avaient oublié ce qu’il est possible de faire, c’est-à-dire : maintenir une promesse électorale. Tout le monde en Italie savait qu’en votant pour la Ligue et en votant pour Salvini, nous aurions tout mis en œuvre pour bloquer les débarquements de migrants clandestins », a déclaré Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur en Italie de juin 2018 à septembre 2019.

En théorie, le chef et sénateur de la Ligue encourt une peine de 15 ans de réclusion. Sa principale stratégie de défense sera de tenter de démontrer que le blocage pendant une semaine du navire militaire, qui avait à son bord 116 migrants, en juillet 2019, époque où il était ministre de l’Intérieur, était une décision collective du gouvernement.

rfi

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