Les ravages économiques du coronavirus en Afrique s‘étendent jusqu’au cœur des plaines majestueuses du Masaï Mara au Kenya.

Ici, la communauté Masaï, très dépendante du tourisme, fait partie des victimes collatérales de la pandémie. Et ce sont les femmes et les enfants qui sont les plus touchés.

“Les personnes les plus malheureuses sont les enfants et les femmes. Tout simplement parce que les hommes vont généralement au travail et que 100 % de ce qu’ils reçoivent revient à la maison, et même les dames elles-mêmes, viennent généralement au travail. Et pour l’instant, aucun travail n’est effectué”, explique Rose Sairowua, chef de produit au Maa Trust.

“Tous les enfants sont actuellement à la maison en raison de la fermeture des écoles et des collèges, le plus grand défi auquel ils sont confrontés est de devoir contrôler le comportement des enfants, surtout maintenant qu’ils sont inactifs. C’est une tâche difficile, car la plupart des adolescents finissent par s’engager dans de mauvais comportements comme le sexe qui conduit à des grossesses précoces et à l’abandon scolaire”, mentionne Meeyuletour Letolu, femme Masaï.

Contributeur à 8,8 % au PIB du pays, le secteur touristique kényan tente de sortir de l’impasse en investissant davantage dans le tourisme local, selon les autorités. Avant même l’apparition officielle du virus au Kenya mi-mars, le tourisme a été touché de plein fouet par des annulations en janvier et février, notamment venues de marchés cruciaux comme la Chine, l’Europe et les États-Unis.

Le secteur accuse déjà un manque à gagner de 750 millions de dollars (664 millions d’euros) pour cette année, soit la moitié des revenus pour l’ensemble de 2019, selon le ministère du Tourisme.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here