Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit favorable samedi à ce que l’Union africaine joue un rôle plus important dans la médiation de la crise libyenne, disant comprendre la “frustration” de cette organisation jusqu‘à présent “mise à l‘écart” dans ce dossier.

“Nous pensons qu’il est absolument essentiel d’associer l’UA dans la recherche d’une solution au conflit libyen”, a déclaré M. Guterres lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, où il doit assister dimanche et lundi au sommet annuel de l’Union africaine.

L’organisation panafricaine s’est récemment plainte d’avoir été “systématiquement ignorée” sur le dossier libyen, géré principalement par l’ONU et dans lequel les pays européens occupent une place prépondérante.

“Je comprends parfaitement cette frustration, l’Afrique a été mise à l‘écart concernant la Libye”, a reconnu M. Guterres, plaidant pour un renforcement de la collaboration entre l’ONU et l’UA.

Cette dernière, qui a choisi “Faire taire les armes” comme thème du sommet d’Addis Abeba cette année, entend être plus efficace à l’avenir dans la résolution des conflits africains, auxquels elle veut apporter des “solutions africaines”.

Antonio Guterres a salué samedi l’initiative d’un forum de réconciliation prise fin janvier lors d’un sommet organisé par le comité de l’UA sur la Libye au Congo-Brazzaville. “Nous soutiendrons pleinement le forum organisé par l’UA”.

Des efforts pour le respect du cessez-le-feu
“La mission de l’ONU à Tripoli est prête à recevoir dans ses locaux une représentation de l’Union africaine, et nous voulons que les points focaux de l’Union africaine puissent participer à tous les groupes de travail intralibyens”, a-t-il ajouté.

La Libye, qui dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d’Afrique, est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire et une intervention militaire menée par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Depuis avril 2019, des combats opposent aux portes de Tripoli (ouest) les troupes du gouvernement d’union nationale (GNA), soutenu par l’ONU, et les forces du maréchal Haftar, qui ont lancé une offensive pour conquérir la capitale, siège du GNA.

Un cessez-le-feu très précaire est entré en vigueur le 12 janvier et des efforts sont en cours pour tenter de le renforcer.

africanews

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