Les dirigeants d’Afrique de l’ouest ont tenu ce lundi un sommet extraordinaire sur la situation au Mali par vidéo-conférence. La Cedeao qui a menacé de sanctions ceux qui s’opposeront à son plan de sortie de crise au Mali, prévoit le maintien au pouvoir du président Keïta; elle prône la formation rapide d’un gouvernement d’union nationale et des élections législatives partielles.

Le premier ministre Boubou Cissé, a finalement confirmé par le président Ibrahim Boubacar Keita la mise en place, lundi 27 juillet dans la soirée, d’un cabinet restreint de six ministres.

Plusieurs figures de la précédente équipe, qui avait démissionné après les législatives de mars-avril, conservent leurs postes: Tiébilé Dramé à la tête de la diplomatie, le général Ibrahima Dahirou Dembélé à la Défense ou encore Boubacar Alpha Bah à l’Administration territoriale.

Le pouvoir a tout de même fait un geste en direction de l’opposition en confiant le ministère de l’Economie et des Finances à un ex-banquier, Abdoulaye Daffé.

Mais cela ne semble pas suffisant pour l’opposition : le porte-parole du Mouvement du 5-Juin, Nouhoum Togo, a souligné que les propositions de la Cédéao ne semblaient pas répondre aux attentes de l’opposition ni à la volonté du peuple malien.

Réaction de l’imam Mahmoud Dicko aux propos attribués à IBK lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO.

Alors que la menace jihadiste au Sahel plane sur le Mali, les chefs d’Etat régionaux, s’inquiètent , tout comme les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, d’une déstabilisation du pays toujours dans l’impasse.

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