Il avait été convoqué le 8 juillet devant une commission d’enquête parlementaire à Nouakchott pour répondre de sa gestion des biens publics durant les onze ans de sa présidence. Ould Abdel Aziz a tout simplement refusé de recevoir l’huissier porteur de la lettre de convocation qui s’est rendu à son domicile.

L’affaire fait grand bruit dans le pays où la presse locale se demande quelle pourrait être la marge de manœuvre de la commission d’enquête face au “refus de collaboration” de l’ancien président. A Nouakchott, certains parlementaires et juristes estiment que la commission doit “recourir à la force publique pour contraindre l’ancien chef de l’Etat à se présenter devant les enquêteurs”.

La commission ne peut cependant pas le faire venir de force, selon des constitutionnalistes. « La commission doit maintenant clôturer le dossier et rendre compte à l’Assemblée nationale, qui doit voter une résolution, soit pour laisser tomber l’affaire, soit pour le faire mettre en accusation pour son jugement par la Haute cour de Justice », a affirmé Lo Gourmo, professeur de droit et constitutionnaliste. L’Assemblée est actuellement saisie d’un texte relatif à la Haute cour de Justice. Il précise le champ d’action de la cour et pourrait être voté lors de la session en cours jusqu’à fin juillet.

vonews.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here