En Mauritanie, les parlementaires chargés d’enquêter sur les années Mohamed Ould Abdel Aziz ont dressé un premier bilan de leur travail, le 13 mars.

Entamé le mois dernier, le travail des parlementaires mauritaniens passe au crible sept secteurs gérés par l’ancien régime entre 2009 et 2019. Près d’une trentaine de personnalités des secteurs de l’énergie, du pétrole, des ports, des aéroports et du patrimoine foncier, ont déjà été entendues. Parmi les personnalités auditionnées figurent des cadres de la haute administration, ainsi que des ministres en exercice ou d’anciens ministres.

Les membres de la commission d’enquête parlementaire cherchent à recueillir des informations précises, notamment en ce qui concerne le patrimoine de l’État avec la vente par exemple des bâtiments qui abritaient trois grandes écoles publiques dans la capitale, Nouakchott, et la cession de leur terrain à des hommes d’affaires.

Collaboration

Les enquêteurs ont toutefois déclaré ne pas souhaiter restreindre le champ de leur mission d’investigation. « La commission a le droit, au cours de ce parcours d’enquête, si elle trouve qu’il y a une connexion avec un autre dossier sur lequel il faut mener des investigations, d’en faire la demande et de l’ajouter suivant des procédures définies par la loi », déclare Lemrabott Bennahi, le porte-parole de la commission d’enquête.

La commission a remercié les personnes auditionnées d’avoir collaboré conformément à la loi. « Ne pas collaborer avec la commission devient une obstruction à la loi, poursuit Lemrabott Bennahi. L’obstruction à la loi est punie dans tous les pays et chez nous aussi. Personne n’a refusé de venir et personne n’a refusé de collaborer ». Les parlementaires devraient rendre leur rapport d’enquête à l’Assemblée nationale dans cinq mois.

rfi

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