Le tribunal administratif et financier d’Antananarivo a rendu son verdict sur les élections municipales du 27 novembre 2019 organisées dans la province de la capitale : les juges ont rejeté l’ensemble des requêtes en contentieux électoral déposées par le parti TIM, de Marc Ravalomanana pour la mairie de la capitale, très scrutée.

« Rejetées et non fondées ». Les juges ont rendu leur verdict sur les requêtes de l’opposition dans la capitale. Il s’agissait du dernier recours du TIM pour contester les résultats provisoires des municipales à la mairie d’Antananarivo.

Des résultats provisoires qui donnent gagnant d’une courte tête Naina Andjiantsitouhaine de l’IRK, la plateforme affiliée au président Andry Rajoelina. La Céni, la commission électorale, avait refusé mi-décembre la demande du TIM de confronter les listes électorales des législatives et celles des communales, arguant qu’elle n’était pas compétente. L’espoir de l’opposition reposait sur les tribunaux administratifs.

Candidat du parti TIM, Rina Randriamasinoro ne compte pas en rester là. « Le TIM n’est pas d’accord avec la décision des juges. Nous allons saisir le Conseil d’Etat et aller au bout de notre démarche », affirme-t-il. L’une des requêtes portait sur l’annulation des voix obtenues par Naina Andriantsitohaina. « Le président de la République a manqué d’impartialité en appelant à voter pour lui lors d’une émission », ajoute-t-il.

Si le Conseil d’Etat donne raison aux demandeurs, le droit prévoit que les maires proclamés élus par les tribunaux administratifs soient destitués. Depuis le 27 novembre, l’opposition a peiné à se faire entendre sur les municipales. Deux rassemblements ont été organisés, sans grande mobilisation de la part de la population. Selon la Céni, les résultats définitifs des élections municipales seront connus ce vendredi.

rfi

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