En République Centrafricaine, l’heure est à la flambée des prix des denrées de première nécessité, surtout alimentaires à Bangui. La faute aux groupes armés combinés au nouveau coronavirus.

Bangui La Coquette est-elle devenue Bangui la disette ? S’il faut blâmer des amateurs de formules hyperboliques, plusieurs Banguissois, ne mangent pas trop à leur faim ces derniers temps.

Oui, une situation imputable à la hausse des prix observée dans la capitale centrafricaine, d’après des Banguissois. Abondant dans les eaux du fleuve Oubangui, le poisson par exemple revient très souvent à 800 francs CFA (1,22 euros) le kilogramme.

Mais « maintenant, il faut au moins 1500 francs CFA », explique un résident. Il en est de même pour beaucoup d’autres produits locaux dont l’igname, le manioc et les légumes.

Et la racine du mal centrafricain d’aujourd’hui, ce sont les groupes armés qui dictent leur loi dans une bonne partie du territoire depuis plus de 7 ans. En mars dernier, par exemple, près de 13 personnes ont péri dans des affrontements dans le nord du pays.

« Ils (groupes armés) s’attaquent aux transporteurs. Comment pouvons-nous aller de l’avant comme ça ? Notre gouvernement ne s’occupe même pas de nous. Nous allons tous mourir », s’interroge un vendeur de poisson cité par l’Associated Press.

Il y a également les restrictions destinées à combattre le coronavirus qui a déjà fait touché 4 033 personnes et tué 52 décès pour 970 guérisons.

Des agents des douanes disent en effet avoir enregistré une forte baisse des arrivées de convois de camions, en partie à cause des tests COVID-19 entraînant des retards aux frontières.

En temps normal, expliquent-ils, environ 150 camions viennent du Cameroun, chargés de marchandises par semaine. Aujourd’hui, on n’en enregistre plus que 40. Ce qui a par exemple causé une perte de plus de 3 millions d’euros en mars dernier.

Un véritable manque à gagner pour ce pays dont le trésor est abondé en grande partie par les recettes douanières et fiscales.

Face à une telle réalité, le gouvernement appelle les partenaires financiers internationaux du pays à l’aider à combler le déficit budgétaire né de cette situation.

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