Un troupeau d’éléphants errants fait des victimes dans le territoire de Malemba Nkulu au nord du Katanga. Bilan selon les villageois : deux morts et deux blessés cette semaine. Mais l’Institut congolais pour la conservation de la nature parle plutôt d’un mort et un blessé.

Les éléphants ont d’abord ravagé plusieurs hectares de champs dans le territoire de Malemba Nkulu. La population du village de Katondo a enregistré en tout quatre victimes, dont deux morts. Le dernier incident s’est produit ce vendredi 14 février, témoigne Jérémie Kinkobe, un habitant du village.

« Il y a un troupeau à Malemba et un autre à Mabwe, raconte-t-il. C’est le troupeau qui est à Mabwe qui cause des dégâts. Il y a eu des morts, des blessés. L’incident d’aujourd’hui, la première victime a été piétinée et elle est morte au moment où on l’acheminait par pirogue à l’hôpital de Kilumbe. La deuxième victime a été projetée par l’éléphant et elle est blessée. »

Manque de moyens

De son côté, le directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) affirme que les éléphants ont commencé à être violents après avoir été attaqués par des braconniers. Il assure toutefois que depuis une semaine, l’ICCN mène une opération pour tenter de ramener les pachydermes dans le parc Upemba.

« C’est difficile, confie Felix Mbayo, directeur provincial de l’ICCN. On doit marcher, il n’y a pas de route. On a un petit porteur mais il connaît un problème. On n’a vraiment pas de gros moyens pour travailler convenablement mais on va utiliser les petits moyens que nous avons. »

Selon l’ICCN, depuis plus de vingt ans, des populations se sont installées sur le couloir de passage des éléphants du parc Upemba. Ce qui rend difficile la protection de cette espèce menacée de disparition. Sur une population de près de mille pachydermes il y a une vingtaine d’années, aujourd’hui il n’en reste qu’environ 200.

rfi

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