Armed Forces of the Democratic Republic of the Congo (FARDC) soldiers sit on a vehicle in Beni, North Kivu province of Democratic Republic of Congo, December 14, 2018. Picture taken December 14, 2018. REUTERS/Goran Tomasevic

En RDC, un nouveau massacre attribué aux présumés ADF a fait jeudi en pleine journée une vingtaine de morts attribués dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Des violences survenues après un autre massacre dans le même secteur qui a fait une quarantaine de morts dans la nuit de mardi à mercredi. De quoi susciter la colère de la population qui se dit abandonnée.
Au moins 60 personnes tuées en moins de quatre jours dans le territoire de Beni, la plupart à coups de machette ou de hache selon la société civile locale. Les habitants de la région se disent terrorisés par cette nouvelle flambée qui est attribuée aux présumés rebelles ougandais des ADF, après une courte accalmie.

Ils accusent une nouvelle fois la communauté internationale et le gouvernement congolais de les avoir « abandonnés » à leur triste sort, selon le président de la société civile de Beni-ville, Kizito Bin Hangi.

L’administration locale a confirmé ces deux attaques qui ont ciblé les localités de Mamove et Mandunbi jeudi en plein milieu d’après-midi, elle parle d’un bilan provisoire d’au moins 16 morts.

L’armée congolaise, elle, a préféré botter en touche hier soir. « Je ne confirme pas ces attaques, ça serait prématuré de donner un bilan », a réagi le porte-parole de l’Opération Sukula 2, le lieutenant Anthony Mwalwishay.

Quant à la population qui se dit abandonnée, le porte-parole des FARDC dans la province du Nord-Kivu se veut rassurant. « Ce sont des éléments en civils d’un groupe en débandade qui commettent de petites attaques ici ou là », explique-t-il. Et de promettre à la population que « les opérations militaires en cours vont permettre d’anéantir totalement l’ennemi d’ici peu ».

rfi

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