En République démocratique du Congo (RDC), des manifestations sont déroulées, vendredi 7 février, pour dénoncer les inégalités sociales dont sont victimes les soldats et policiers dans le pays. Faute de pouvoirs le faire eux-mêmes, les corps habillés étaient représentés par leurs femmes et leurs enfants.

Elles ont passé la nuit de vendredi à ce samedi 8 février devant la cité de l’Union africaine (UA), cabinet du président Felix Tshisekedi, à Kinshasa.

Il est 23h00 à Kinshasa. Après une journée de sit–in devant le cabinet du chef de l’État, Christella Akiakuba, à la tête du rassemblement est exaspérée, sous une pluie battante :« Nos mamans avec leurs enfants, sous la pluie… Nous sommes très déçues. Nous sommes là depuis 8h00. Comment est-ce que le président Tshisekedi n’est pas informé ? Son directeur de cabinet est passé ici, les ministres passent ici. Personne ne veut le lui dire ».

Lors de la première mobilisation, en janvier dernier, Félix Tshisekedi avait promis de recevoir les enfants des militaires et policiers réunis au sein du mouvement « Telema Mwana Mapinga » (Lève-toi enfant soldat): « Il reçoit les boxeurs, il reçoit d’autres personnes, il a reçu les étudiants et arrivé notre tour, il y a un problème de protocole parce que nous sommes les enfants des messieurs les plus négligés de la République, alors que ce sont nos parents qui versent leur sang pour que l’on parle de la République démocratique du Congo ».

Que ce soit pour les officiers ou les moins gradés dans l’armée ou la police, le solde mensuel ne dépasse pas les 120 dollars et dans les camps, les conditions de vie se sont détériorées.

Nono Nkuru, l’un des manifestants: « C’est encore pire. Nous vivons dans les camps. Nous savons ce que nous avons vécu. Peut-être que nous avons eu un peu de chance d’étudier, d’apprendre, d’aller ailleurs. Ce qui est déplorable c’est de voir les conditions dans lesquelles nos petits vivent encore aujourd’hui ».

Si les manifestants sont irrités, aucune assurance de la part de la présidence. Un porte-parole a évoqué l’agenda « chargé » du chef de l’État.

rfi

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