Le général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire qui avait pris le pouvoir après la chute d’Omar el-Béchir, a déclaré que l’institution militaire n’était pas prête à livrer le président déchu à la Cour pénale internationale (CPI). Des déclarations publiées ce mercredi 25 mars dans le quotidien soudanais Al-Mijhar qui n’ont encore suscité aucune réaction de la part des militaires du Conseil souverain.

L’institution militaire ne livrera pas Omar el-Béchir à la CPI, a affirmé le général Salah Abdelkhalek. Ce serait franchir « une ligne rouge », a-t-il dit ajoutant que « si les forces pour la liberté et le changement veulent la guerre qu’ils nous la fassent ». Prenant la défense du président déchu, le général déclare enfin qu’au Darfour, « c’était la guerre. Nous avons tous pris les armes. Qu’ils nous jugent tous alors aussi. »

Au Soudan, ce sont surtout les chefs des groupes armés et les proches des victimes de la guerre au Darfour qui insistent pour livrer Omar el-Béchir à la justice internationale. Le Conseil militaire avait déjà refusé de l’extrader. Quant au Conseil souverain, dirigé par le général Abdel Fattah Abdulrahman Burhan, sa position est apparue mitigée.

Menace contre la prériode de transition ?

En évoquant la situation actuelle au Soudan, qui fait face à d’énormes difficultés économiques, le général Salah Abdelkhalek a aussi mis en garde : « des aventuriers de l’institution militaire pourrait vouloir mettre fin à cette situation en menant un coup d’État. » Enfin, il a également appelé à installer un nouveau gouvernement composé de spécialistes pour préparer des élections anticipées.

Ces déclarations ont été perçues par de nombreux soudanais comme une menace militaire contre la période transitoire. Certains estiment que le général Abdelkhalek a sa place devant un tribunal, d’autres ont trouvé ces déclarations irresponsables et pensent qu’elles sèment la division entre l’armée et le peuple.

rfi

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