Au Zimbabwe, les ONG FIDH et ZimRights condamnent des violations graves des droits de l’Homme par la police, notamment des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des enlèvements.

Trois jeunes leaders de l’opposition, Joanna Mamombe, Netsai Marova et Cecilia Chimbiri, affirment avoir été enlevées par la police lors d’une manifestation du MDC à Harare mercredi. D’autres membres du parti seraient portés disparus.

“Le Forum des ONG des droits de l’homme du Zimbabwe, le Forum est consterné et indigné par les violations continues des droits de l’homme qui ont lieu ouvertement au Zimbabwe et qui sont perpétrées par des membres de la police de la République du Zimbabwe (ZRP), en particulier pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19”, explique Jestina Mukoko, Présidente du Forum des ONG pour les droits de l’homme au Zimbabwe.

Les ONG demandent aux autorités d’ouvrir des enquêtes sur tous les cas de violence policière contre les civils au Zimbabwe et de traduire les auteurs en justice.

“Dans la pétition, nous demandons au commissaire général de la police d’ouvrir une enquête criminelle complète et approfondie pour établir ce qui s’est passé lors de l’enlèvement et de la torture de l’honorable députée de Harare Ouest Joanna Mamombe ainsi que des deux jeunes leaders de l’Alliance MDC”.

Depuis janvier 2019, 275 cas de torture et plus de 40 cas d’enlèvement par la police ont été documentés par ZimRights, qui a également relevé une explosion des violations des droits de l’Homme depuis l’instauration du confinement dans le pays le 30 mars dernier.

avec africanews

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