« Le coronavirus est l’oeuvre de Dieu qui punit les pays qui nous ont imposé des sanctions », a déclaré la ministre, Oppah Muchinguri. La ministre de la Défense s’exprimait lors d’un rassemblement ce week-end dans le nord du pays. Les États-Unis maintiennent depuis près de vingt ans des sanctions contre une centaine individus et entités juridiques zimbabwéennes, dont l’actuel président Emmerson Mnangagwa. Et au début du mois, Washington a prolongé ces sanctions d’un an, en raison notamment de la répression de l’opposition.

« Enfermés chez eux »

« Ils sont enfermés chez eux. Leur économie souffre comme ils ont fait souffrir la nôtre, a-t-elle ajouté. Ils doivent sentir les effets du coronavirus pour comprendre notre douleur. » Des propos aussitôt dénoncés sur les réseaux sociaux.

Depuis plusieurs jours, les Zimbabwéens se plaignent du manque de réactivité de leur gouvernement. Le Zimbabwe n’a pour l’instant enregistré aucun cas de coronavirus mais l’Afrique du Sud voisine, pays le plus touché d’Afrique subsaharienne, avait ce week-end plus d’une cinquantaine de cas.

Tentative de rattrapage

Lundi après-midi, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a tenté de rattraper les propos de sa ministre, sans la citer, indiquant que personne ne peut être tenu pour responsable de cette pandémie, qui n’a pas de frontière.

rfi

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