mercredi, juin 12, 2024
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Beaujolais & Co lance sa bojobox

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Le marché du vin est en plein transformation. Les attentes du consommateur changent en termes de typologie de vin. Mais les changements s’opèrent également en termes de mode de consommation. Néanmoins, l’acte d’achat en grande distribution reste encore très largement majoritaire. Pour autant, certaines tendances peuvent se dégager et méritent d’être soulignées.

Des vins locaux et qui ont du sens

Les préoccupations environnementales se développent chez le consommateur. De plus en plus, ce dernier cherche à redonner sens à son acte d’achat autant que faire se peut. Ce n’est bien évidemment pas toujours le cas. La chose dépend du type de produits, du pouvoir d’achat de chacun, de son lieu d’habitation, de sa CSP, etc. Mais une tendance globale semble néanmoins se dessiner.

Cela se traduit par une double volonté (au moins sur un plan déclaratif). Consommer bio et consommer local.

Le bio à la mode

Le premier mouvement est la volonté d’acheter des produits davantage respectueux de l’environnement. Sur un plan très schématique, il est possible de dire que le bio est à la mode. On ne rentrera pas ici dans les différences et les subtilités (qui peuvent être nombreuses) entre les différents labels (biologique, biodynamique et nature) qui ne reflètent pas la même chose et dont, reconnaissons-le, le grand public n’a aucune connaissance, mais on notera que la volonté est de se tourner davantage vers des vins respectueux de l’environnement.

Le vignoble du Beaujolais n’est pas extérieur à ce mouvement. De plus en plus de vignerons adoptent une démarche « bio » ou sont en cours de conversion. En tout état de cause, la démarche est lancée. Et le consommateur qui souhaite déguster des vins du Beaujolais qui sont soit bio, biodynamique ou vin nature peuvent largement le faire. A cela, il faut ajouter un nombre croissant de vignerons qui sont dans une démarche raisonnée (HVE 3 et/ou Terra Vitis) qui elle aussi entend diminuer l’impact négatif sur l’environnement. Parfois, cette étape de labellisation HVE 3 ou Terra Vitis est un pallier avant une approche de certification en Bio.

Le retour du local

Un second mouvement se fait jour concomitamment. Il s’agit du retour à une consommation de proximité, une consommation locale. Le consommateur souhaite de plus en plus savoir d’où vient ce qu’il consomme. Cela s’inscrit dans la notion de traçabilité. Inconsciemment, ce qui serait local serait par nature « bon ». La chose est bien évidemment réductrice, voire fausse. La réalité est plus complexe.

En ce qui concerne le vin, et accessoirement le vignoble du Beaujolais, il faut noter que depuis bien longtemps, les vignerons ont développé une approche de vente à la propriété. Un nombre encore conséquent de consommateurs passent directement dans les domaines pour acheter leur vin. Parfois, chez certains vignerons,  cette vente à la propriété correspond à  une  proportion très conséquente   (60   % par exemple, voire plus) de l’ensemble de leur chiffre d’affaires.

En outre, la qualité des vins du Beaujolais est là. Pourquoi alors s’en détournerait-on ? Enfin, les vignerons sont connus. On les identifie clairement et les consommateurs peuvent habiter la même commune ou une commune voisine.

Dans une certaine mesure, cette sensibilité au local renvoie à la distinction « vin de cépage / vin de terroir ». On ne rentrera pas ici dans les détails de ce débat. Mais rappelons simplement et schématiquement qu’un vin de cépage est élaboré dans le vignoble dit du nouveau monde. Il est constitué d’un ou de cépages internationaux. Il vise à plaire au plus grand nombre. Il n’a pas spécialement d’enracinement local clairement identifié ou revendiqué. Il s’accompagne bien souvent d’une certaine forme de standardisation du goût.

L’outil numérique en plein boom

Que ce soit pour le vin ou la consommation en générale, l’outil numérique est devenu incontournable. Il est approuvé par le producteur, la presse, le monde professionnel au sens large pour assurer une information, une promotion du produit. L’outil numérique est un outil marketing, un canal de business.

Côté consommateur, il y a une double utilisation. D’un côté, il y a les applications qui servent à noter un vin, et à rechercher une information spécifique sur un domaine, une cuvée, un vignoble, un cépage.

En parallèle, il y a des outils de partage, ou d’exhibition (Instagram pour pas le nommer) qui consistent en la mise en ligne de ses dégustations, ses opinions et sensations.

Le concept de box bien implanté

Depuis 5 ou 6 ans est né la wine box. Il s’agit d’un abonnement où le site qui propose la wine box sélectionne les vins pour vous. Tous les mois, selon la formule choisie, vous recevez deux ou trois vins que vous découvrez. La wine box est présentée comme une sorte de « cadeaux » car parfois, vous ne connaissez pas les vins qui constitueront la box que vous recevrez chez vous.

La formule semble plaire au consommateur car le nombre d’offres disponibles sur internet pullule. Il semblerait d’ailleurs que le confinement ait donné des idées à bon nombre « d’experts vins » en tout genre dont celle de se lancer dans ce business. En tout état de cause, le concept a tellement bien marché, qu’il n’est plus aujourd’hui un concept à proprement parler mais une sorte d’offre institutionnalisée et qui a trouvé son public.

La Bojobox, pourquoi ?

Ancrage local

Beaujolais & Co c’est tout d’abord deux associés qui sont nés en Beaujolais et qui y vivent. Ils vivent au côté de vignerons, les rencontrent chaque semaine. Ainsi se fait la dégustation de cuvées pour Beaujolais & Co. Mais cela permet aussi d’échanger sur les problématiques du vignoble sur son évolution qualitative, son positionnement marketing, les tendances du marché.

Être promoteur

Beaujolais & Co aime le Beaujolais, sa culture, son architecture, son patrimoine… et ses vins. Mais constat est fait qu’ils ne sont pas toujours reconnus à leur juste valeur. Ils sont parfois même tout simplement méconnus. Leur médiatisation est soit négative, souvent caricaturale, ou alors à sens unique. Les mêmes styles de vins mis en valeurs, les mêmes vignerons emblématiques commercialisés.

Il y a moyen de faire mieux. C’est aussi l’ambition de la bojobox.

Vivre avec son temps

Beaujolais & Co fait le constat décrit précédemment en ce qui concerne l’évolution des goûts et des attentes du consommateur. L’outil numérique est là, il s’impose à tous en termes de business. Le consommateur le plébiscite. Il offre une facilité de fonctionnement. Il serait alors regrettable de s’en priver

La Bojobox, comment ?

La Bojobox est une box, 100 % vins du Beaujolais. La commercialisation se fait sur le site beaujolaisandco.fr. Un abonnement permanent, ou de 3 mois ou de 6 mois sont proposés pour le moment.

Chaque mois, pour 25 €, le consommateur recevra deux bouteilles de vins du Beaujolais. La volonté est de mettre l’accent sur des domaines un peu moins médiatiques mais toujours qualitatifs. Tous les styles seront représentés. Car selon Beaujolais & Co, la qualité et le plaisir gustatif ne peuvent pas se circonscrire à un style ou une pratique culturale.

Enfin, l’objectif de la Bojobox est de valoriser un vignoble dans son ensemble, la richesse, la variété et la qualité de ses vins et un rapport prix/plaisir inégalé.

La Bojobox est donc un outil imaginé par deux habitants du Beaujolais pour promouvoir leur région et ses vins et ce, en fonction des attentes et des pratiques du consommateur.

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